Argovie: Changement à la tête de la Caritas argovienne
Aarau,
(APIC) Le directeur de la Caritas du canton d’Argovie a donné sa démission, à l’âge de 48 ans, après huit ans de fonction. Il sera remplacé par Kurt Brand, communique l’Eglise catholique-romaine du canton d’Argovie. L’œuvre d’entraide adapte ses activités aux besoins créés par la nouvelle économie: ceux des chômeurs de longue durée, des migrants et des «working poors».
L’ancien directeur a centré son action sur le chômage, la récession, qui s’est étendue sur une dizaine d’années et l’accueil des réfugiés, devenu problématique pendant la guerre en ex-Yougoslavie. «Nous nous sommes engagés dans la question des réfugiés malgré les résistances de la population, constate a posteriori Valentin Schmied.
Une décennie d’expansion
Comme les autres Caritas cantonales, l’œuvre d’entraide argovienne s’est énormément développée durant la dernière décennie. Le chômage et l’assistance aux réfugiés a demandé une grande flexibilité à ses collaborateurs. La Caritas argovienne a lancé des projets pour les chômeurs de toutes les tranches d’âge et conditions sociales et a participé à des programmes extérieurs.
«Même si les statistiques montrent un rapide recul du nombre des sans-emplois, les personnes confrontées au chômage de longue durée, en raison de difficultés individuelles et des pressions croissantes sur le marché du travai, doivent toujours être intégrées dans des programmes de travail et de réinsertion», insiste le président sortant de la Caritas argovienne.
Projets d’intégration des migrants
Des tractations sont en cours avec le canton d’Argovie pour la poursuite de l’aide aux réfugiés par les œuvres d’entraide. Si la Confédération a entamé la cantonalisation de ce secteur, elle alloue cependant de nouvelles subventions pour les projets d’intégration. Le projet «BipPepina» destiné aux jeunes femmes sans travail âgées de 16 à 20 ans a remporté un vrai succès.
La Caritas concentre ses efforts sur les migrants de la troisième génération, selon son président cantonal Joseph Thali qui évoque les «working poors», les personnes recevant un salaire qui ne leur permet pas de vivre décemment de leur travail. «Il s’agit d’examiner si la lente amélioration de la situation économique va faire disparaître ces salaires de misère.
Les salaires des cadres prennent l’ascenseur alors que l’on constate une stagnation voire une diminution des bas revenus. Une tendance qui frappe avant tout les familles avec plusieurs enfants. (apic/com/gs/mjp)
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