» Le Conseil fédéral ne doit pas seulement écouter le Vorort »
Berne,
(APIC) La Coordination Suisse-OMC reproche au Conseil fédéral d’écouter seulement le Vorort dans la définition de la politique suisse en matière de commerce extérieur et à l’égard de l’OMC. Dans un communiqué, elle souligne l’importance de la consultation de tous les acteurs socio-économiques avant le prochain round des négociations de l’OMC.
La Coordination Suisse-OMC demande aux autorités fédérales d’élargir la base des consultations en matière de négociations au sein de l’OMC notamment dans les secteurs de l’agriculture et les services. Cette organisation qui regroupe plus de 40 mouvements de paysans, associations écologiques, syndicats, œuvres d’entraide et organisations de développement, entend elle aussi engager à ce sujet des négociations avec David Syz, directeur du secrétariat d’Etat à l’économie (Seco).
La Coordination souligne qu’il n’est pas « normal que le Seco s’entende exclusivement avec l’Union Suisse du commerce, et de l’industrie (Vorort) et d’autres associations patronales pour définir la politique suisse en matière de commerce extérieur et à l’égard de l’OMC ». La Suisse, dit-elle, doit reconsidérer entièrement sa position à l’égard du processus de libéralisation en cours au sein de l’OMC.
Après les remous et la faillite de Seattle, en décembre dernier, le débat s’est partiellement déplacé sur les accords relatifs à l’agriculture et aux services. C’est pour cette raison, relève la Coordination, que les puissances commerciales occidentales et la Suisse, en particulier, tentent de faire passer dans l’accord « les clauses de libéralisation qui ont suscité de fortes résistances à Seattle ».
La coordination Suisse-OMC s’inquiète en outre de voir le service public, dont des secteurs aussi vitaux que l’éducation et la santé, s’ouvrir à des groupes transnationaux.
D’ici la fin de l’année, la liste des souhaits concernant les négociations de l’OMC sur l’agriculture et les services, émis par les Etats membres de l’OMC, sera bouclée. Passé ce délai, le Seco devrait soumettre un projet formel au Conseil fédéral. Or, s’insurge la Coordination, l’essentiel des positions se fixe dès à présent. Et cela bien avant la date fixée. (apic/com/ua/pr)
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