Bruxelles, 27 juillet 2000 (APIC) 340 ans après la mort de saint Vincent de Paul, une charte vient d’être adoptée par les principaux membres de la Famille Vincentienne en Belgique. Elle vise à relier davantage tous ceux qui, dans le sillage de saint Vincent, veillent à bâtir un réseau de solidarité avec les pauvres.
En Belgique, le nom de saint Vincent de Paul est attaché à quelque 400 Conférences ou équipes locales, qui se sont formées généralement sur une base paroissiale et qui ont veillé à développer l’entraide avec les plus démunis et avec eux la lutte pour la dignité humaine. Ces conférences sont coordonnées sur le plan régional et rassemblées au plan national dans la Société de Saint-Vincent de Paul.
A son époque déjà, saint Vincent (1581-1660) avait lancé une première Confrérie de Charité, bientôt suivie de beaucoup d’autres, grâce à l’élan que leur donnera une collaboratrice, Louise de Marillac. Ces confréries font depuis longtemps partie d’une Association Internationale des Charités. Il en existe une trentaine en Belgique francophone, connues sous le nom d’Equipes d’Entraide.
Les principales branches qui se ont développées sur le tronc de l’inspiration commune ont depuis longtemps conscience d’appartenir à une même «famille vincentienne». Le fait nouveau est que, depuis décembre 1996, un groupe de travail se réunit régulièrement pour bâtir l’avenir de cette grande famille.
Un premier résultat vient d’aboutir: une «charte», adoptée par les principaux représentants de cette «Famille Vincentienne», précise l’importance des liens «familiaux» à cultiver pour l’avenir. La «Famille Vincentienne» se compose, selon la charte, de l’ensemble des congrégations et associations qui font référence à la personne, à la spiritualité et à l’enseignement de saint Vincent de Paul. La charte commune vaut pour l’ensemble de la Belgique. Elle ne supprime pas l’autonomie des membres, mais leur donne des moyens et des raisons supplémentaires de se connaître et de collaborer. Il y va, en effet, de l’avenir de la solidarité avec les pauvres.
Suisse: Départ dimanche d’une quatrième mission suisse d’observation au Chiapas
Lucerne, 27 juillet 2000 (APIC) Une quatrième mission suisse d’observation s’envolera dimanche 30 juillet pour le Mexique, à l’initiative des oeuvres suisses d’entraide et des Eglises. Cette mission a pour but de suivre le processus de paix et la situation des droits de l’homme au Chiapas.
La délégation, qui rentrera en Suisse le 6 août, sera composée des conseillères nationales Lucrezia Meier-Schatz (PDC) et Cécile Bühlman (PES), du Père Roland-Bernard Trauffer, secrétaire de la Conférence des évêques suisses et de Théo Buss, secrétaire romand de Pain pour le prochain.
La délégation se rend au Mexique dans un contexte hautement politisé, après les élections nationales et avant les élections régionales au Chiapas. La mission suisse rencontrera des membres du gouvernement mexicain, de l’armée et d’organisations de droits de l’homme. Elle visitera notamment un camp de déplacés et plusieurs villages qui se sont trouvés au centre du conflit. En 1999, deux missions ont eu lieu. Cette année, une délégation s’est rendue au Mexique du 18 au 29 février. (apic/com/pr)
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