Une théologienne refuse la décision de Rome

Allemagne: Candidature refusée à la chaire de théologie morale d’Augsbourg

Augsburg,

(APIC) La théologienne de Francfort Regina Ammicht-Quinn s’élève contre la décision de Rome de repousser sa candidature à la chaire de théologie morale de l’Université d’Augsbourg. Elle renonce à recourir contre cet arrêt, précise-t-elle dans une lettre rendue publique jeudi et adressée à Mgr Josef Dammertz. Un recours contre la Congrégation pour l’Education catholique n’a aucune chance d’aboutir, la procédure adoptée ne contrevenant pas au droit.

La théologienne déplore le manque de transparence et l’absence de tout droit de consulter les actes ou de se faire représenter. Elle considère cette procédure comme une .

Si Regina Ammicht-Quinn avait été nommée, elle aurait été la première femme a accédé à la chaire de théologie morale dans une Faculté de théologie catholique allemande. Auparavant, le Vatican avait déjà refusé la candidature de Verena Lenzen, théologienne de Bonn, pourtant en tête de la liste des candidats. Dans la lettre à son évêque, Regina Anmicht-Quinn qualifie de le motif allégué pour refuser le (rien ne s’y oppose).

Mgr Dammertz a informé la théologienne que le Vatican avait émis des réserves quant sa fidélité à l’enseignement de l’Eglise catholique. Selon Rome, l’enseignante utiliserait des méthodes et ferait trop peu référence aux aspects essentiels de la théologie morale catholique, à la métaphysique, à la révélation et aux instructions qui la fondent. La théologienne allemande réfute cette argumentation qui, selon elle, témoigne d’une mauvaise compréhension et d’une méconnaissance de ses écrits.

Lors d’un débat organisé par les étudiants à la suite de la controverse entre la Faculté, l’évêque et le Vatican, le professeur d’éthique théologique à Tubingen, Dietmar Mieth, auprès de qui Verena Ammicht-Quinn avait obtenu son habilitation, a réitéré ses critiques à l’encontre de la procédure adoptée par le Saint-Siège pour examiner les candidatures des théologiens. L’exigence du Vatican d’une conformité absolue à l’enseignement de l’Eglise ouvre la porte à l’arbitraire. Selon lui, il est inévitable que l’œuvre d’un théologien contienne l’une ou l’autre affirmation qui ne soit pas dans le droit fil de la doctrine de l’Eglise catholique. (apic/kna/gs/mjp)

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