Les ambiguïtés de la confession publique»
Rome, 25 juin 2000 (APIC) Le cardinal Christophe Schönborn, archevêque de Vienne, est intervenu vendredi à la basilique de Saint-Jean de Latran sur la confession personnelle comme préparation à la communion. «L’expérience nous montre que si nous négligeons trop la confession, nous courons le danger de nous habituer à nos petites erreurs et péchés, et de ne plus les percevoir».
Dans le cadre du Congrès eucharistique international, qui s’est tenu à Rome du 18 au 25 juin, le cardinal Schönborn a ajouté: «Aujourd’hui, une sorte de confession publique est de plus en plus à la mode. Il est pas du tout évident qu’une forme de guérison jaillisse de cet exhibitionnisme, alors que dans la discrétion du sacrement de la réconciliation au contraire, la confession peut être le pas décisif vers la guérison, parce que ce sacrement ne veut pas seulement mettre à nu les erreurs et les péchés, mais veut guérir et transformer».
L’archevêque de Vienne estime par ailleurs que les «structures de péchés de la société sont l’expression et l’effet des péchés personnels. On le voit le plus clairement dans la corruption qui dévaste en profondeur de nombreux pays et mine à la base tout progrès social».
Pour le cardinal Schönborn, «l’obstacle sur le chemin vers le bonheur est le péché qui empêche la communication de l’homme avec Dieu et sépare les hommes les uns des autres. Tous, nous crucifions le Christ par nos péchés», a-t-il assuré, en rappelant la phrase du Christ sur la Croix : «Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font». «Cette prière du Christ vaut pour tous», a-t-il conclu pour qui la confession «explicite» des fautes même légères, aide à former notre conscience, à lutter contre nos penchants mauvais, à nous laisser guérir par le Christ, et à progresser dans la vie de l’Esprit». (apic/imed/ba)
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