Suva, 27 juin 2000 (APIC) Les religieux des Iles Fidji, notamment les natifs du lieu, aussi bien de souche mélanésienne qu’indienne et européenne, ont formulé un plan d’action à la suite du troisième coup d’Etat de ces 12 dernières années.
Le plan des religieux a été formulé pour répondre aux nombreux besoins de la population locale qui vit dans une condition dramatique d’esclavage et de pauvreté. Les religieux espèrent obtenir en peu de temps des résultats concrets. Par le passé, ils avaient déjà été en première ligne pour offrir leur aide au plan national.
Au niveau local, les religieux ont présenté leurs propositions à l’archevêque de Suva, Petero Mataca. Actuellement, ils travaillent à organiser des groupes d’aide aux écoles et à assister le Bureau de l’Education catholique dans l’organisation de programmes de consultation pour les enseignants et les élèves. Les écoles, en effet, n’ont rouvert que le 26 juin, après une d’interruption de cinq semaines suite au coup d’Etat.
Les religieux entendent en outre élever le niveau de l’Education sur les îles et sensibiliser l’opinion publique et internationale grâce à l’usage des médias.
Frère Ioane Sigara, missionnaire du Sacré-Coeur, engagé lui-même dans l’assistance aux traumatismes subis par la population et expert en la matière, travaille à la construction de Centres de ressources qui puissent fournir une aide à la solution des conflits et promouvoir la réconciliation, afin de défendre les plus pauvres et les plus frappés et faire face aux nécessités de base de la population.
Les prêtres colombaniens ont documenté beaucoup d’actes de violence perpétrés au détriment des familles indigènes des zones rurales. Actes passés sous silence par la presse locale. Les religieux ont informé Amnesty International de la situation. L’un des leurs, Frère David Arms, l’un des plus fameux linguistes des Fidji, qui parle couramment le fidjien et le hindi, a d’ailleurs écrit un plaidoyer pour qu’une solution constitutionnelle soit trouvée.
L’archipel des Fidji est formé d’environ 320 îles, et plus des 2/3 de la population résident sur les deux îles principales, Viti Levu et Vanua Levu. La communauté indienne est nombreuse encore aujourd’hui. Elle vient de l’immigration de la main-d’oeuvre agricole, en particulier de Madras et de Calcutta, survenue durant la domination coloniale anglaise. (apic/cip/pr)
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