Le pape des superlatifs

Aucun pape en deux millénaires d’histoire chrétienne n’a autant voyagé ni autant créé de surprises que le pape Jean Paul II, que l’on peut sans aucun doute qualifier de «pape des premières» et «pape des superlatifs». Pasteur infatigable, prêchant à temps et à contretemps, Karol Wojtyla passe pour «conservateur» en matière de doctrine morale et «progressiste» dans le domaine social, mais il ne se laisse jamais enfermer dans les schémas du «politiquement correct», notamment quand il fustige l’hédonisme ambiant, l’arrogance des puissants et appelle à la solidarité avec les plus pauvres. Plus de dix ans après la chute du Mur de Berlin, on se souviendra de son rôle dans l’ébranlement du système communiste en Europe de l’Est.

Ses 92 visites pastorales dans 122 pays à l’étranger – sans compter 140 autres en Italie et près de 700 à Rome – sont une des caractéristiques de ce pontificat qui lui a fait parcourir plus de 1,1 million de kilomètres, soit deux fois l’aller et retour de la terre à la lune. L’occasion pour lui de prononcer plus de 2’200 discours dans les langues les plus diverses. Le pape a ainsi passé près d’un an et demi à l’étranger, loin du Vatican (533 jours), et 131 jours à l’hôpital, durant plusieurs séjours, notamment suite à l’attentat qui faillit lui coûter la vie le 13 mai 1981. (apic/cic/be)

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