(*) Le Père Claude Maillard a vécu dans cette région de l’est de la RDC pendant une vingtaine d’années, dans le cadre de plusieurs projets de développement (amélioration de l’habitat rural, eau potable et réhabilitation d’un Hôpital de campagne).
Le mieux organisé des groupes opposés au gouvernement central de Kinshasa est représenté par une brochette de personnalités congolaises à la solde du régime rwandais: c’est le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD – Goma), dirigé par Emile Ilunga. Il agit surtout dans le Kivu. Il disposerait de 3’000 soldats, encadrés par des officiers rwandophones. Il est largement impopulaire parmi le peuple congolais.
Très discret, le Burundi assure aussi une présence militaire sur la rive ouest du lac Tanganyika. Ce petit pays, en proie à la violence quotidienne et déchiré par des conflits ethniques depuis 40 ans, ne semble pas avoir de visées hégémoniques sur le Congo. Prêtant main forte au RCD-Goma, il cherche surtout à neutraliser des groupes hostiles à son régime.
Les groupes de milices d’autodéfense «Maï-Maï» comptent quelques milliers de jeunes combattants. En baskets, sans équipements particuliers, ils sont surtout motivés par le fait que l’occupant vient de l’étranger et se comporte en prédateur, bafouant au quotidien le respect des populations civiles prises en otages. Ainsi à la mi-mai, 31 mamans et jeunes filles ont été assassinées par la rébellion dans un marché près d’Uvira.
Le groupe RCD-Bunia, pro-ougandais, est dirigé par Ernest Wamba dia Wamba. Ancien professeur de philosophie à Dar-es-Salaam, il avait été placé à la tête de la rébellion. Conscient de l’impasse du mouvement de rébellion et des risques de partition du pays, il a pris ses distances avec ses gourmands parrains rwandais. Il manque aujourd’hui de moyens financiers et militaires.
Moins nombreux que les Rwandais, les soldats de Museveni, président de l’Ouganda, ont subi de nombreux revers à Kisangani. Ce qui explique la tension qui perdure aujourd’hui. La paix reste «fragile» car, en fait, chaque occupant veut contrôler le commerce d’or de toute cette région. «Ainsi les masques tombent et dévoilent les vrais enjeux de cette guerre.»
Au nord-ouest, dans la province agricole de l’Equateur, les fronts sont fluides. Les combattants se font face. Jean-Pierre Bemba, lui aussi parrainé par l’Ouganda, est un homme d’affaires soutenu par quelques généraux de l’ancien régime. Il dirige son Mouvement pour la libération du Congo (MLC) et disposerait d’environ 10’0000 hommes. Encadrés par quelques 300 mercenaires, il combat lui aussi le gouvernement de Kinshasa. Sans l’appui de l’Ouganda, ses capacités sont faibles.
L’Angola s’est retiré du Congo. Mais sa puissante armée, avec une forte capacité aérienne, veille au grain et peut intervenir rapidement pour soutenir les forces armées congolaises (FAC) en difficulté. Le Zimbabwe de Robert Mugabe, allié fidèle du président congolais Kabila, lui apporte aussi un appui militaire important, surtout dans la région du Kasaï. (apic/Claude Maillard/be)
Volontaires dominicains pour la mission en Chine: Précisions de la curie généralice
Pas d’informations pour des raisons de discrétion
Rome/Fribourg, 24 mai 2000 (APIC) Le Maître de l’Ordre des dominicains, le Père Timothy Radcliffe, lançait en mai 1999 un appel pour des volontaires pour la mission en Chine et pour une dizaine d’autres projets prioritaires de l’Ordre. Selon le service d’information religieuse romain «Vidimus Dominum», il y a eu quinze réponses de 12 provinces dominicaines. En ce qui concerne la Chine, des «raisons de discrétion» ne permettent pas à l’ordre de préciser s’il y a eu ou non des volontaires.
«Vidimus Dominum» a rapporté à la mi-mai que «les volontaires pour la Chine manquent». La curie généralice de l’Ordre des dominicains à Rome précise que cette nouvelle est erronée. En effet, sur les projets prioritaires de l’Ordre présentés, un seul – situé en Afrique noire – n’a pas, jusqu’à maintenant, récolté de réponses positives. En ce qui concerne l’appel particulier pour la Chine, les dominicains ne peuvent en dire plus, étant donné la discrétion nécessaire imposée pour le moment par la situation particulière de l’Eglise en Chine.
Dans une lettre datée du 21 mai et adressée de Rome à l’agence APIC, le frère Yvon Pomerleau, socius du Maître de l’Ordre pour la vie apostolique, écrit que «Dire ’que personne ne va en Chine’ est donc une affirmation dépourvue de tout fondement et préjudiciable à l’Ordre des Prêcheurs». (apic/com/be)
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