«Les auteurs sont les provocateurs de Suharto»
Jakarta, 29 mai 2000 (APIC) Les attentats à répétition dans des églises et des édifices publics à Medan sont l’oeuvre de provocateurs en relation avec l’ex-président Suharto et de secteurs de l’armée qui veulent déstabiliser le pays en renversant le gouvernement actuel. C’est du moins l’avis du jésuite Ignatius Ismartono, responsable du dialogue interreligieux et consultant de la Conférence épiscopale Indonésienne.
Medan, capitale de la province du Nord Sumatra, a été ces derniers jours le théâtre d’attentats à la bombe artisanale. Les bombes avaient été déposées dans des églises protestantes et catholiques. Une bombe qui a explosé le 28 mai a blessé 23 personnes dans une église protestante. Le même jour, un paquet d’explosifs trouvé dans l’église catholique du Christ-Roi a été désamorcé par la police. Le missionnaire capucin P. Bustenberg, qui réside dans la paroisse du Christ-Roi, a déclaré que les fidèles avaient trouvé un paquet suspect dans un sac en plastique. A la fin de la messe dominicale, la police a vérifié le contenu du paquet, alors que des centaines de curieux commençaient à envahir l’église. «Mais il n’y a pas eu de mouvement de panique», commente le frère, qui met en relation l’attentat avec la violence religieuse aux îles des Moluques, qui se situent à une distance de 3’500 km de Medan.
Des agitateurs professionnels
Selon la police, les auteurs de cet attentat sont un " groupe organisé «. Le commandant régional de la police, le général Sutanto, a exhorté la population au calme et à l’harmonie religieuse. A Medan, ville d’environ 2,5 millions d’habitants, la moitié de la population est chrétienne, pourcentage extrêmement élevé par rapport à d’autres villes d’Indonésie occidentale. Le Père Ismartono a démenti la valeur religieuse des attentats: " Déjà par le passé la destruction de centaines d’églises dans tout le pays a été jugée à tort comme «l’oeuvre des musulmans». Aujourd’hui, la vraie motivation des attentats de Medan est de déstabiliser le gouvernement actuel. " Selon le jésuite, la violence multiethnique qui sévit dans le pays a la même origine que l’explosion et les altercations entre des étudiants et des officiels de la police qui ont eu lieu la semaine passée à Jakarta.
«Des agitateurs professionnels provoquent du désordre. Il y a quelques factions dans le gouvernement actuel qui veulent renverser le président élu. " Les provocateurs sont du côté de l’ex-président Suharto, " que les étudiants ont essayé d’inculper durant des mois «, ajoute le Père Ismartono. La faction est présente également dans certains secteurs des forces de sécurité: " L’ordre du président Wahid de faire cesser la violence dans les Moluques, conclut Ismartono, n’a pas été respecté par certaines sections de l’armée locale». (apicx/cip/mk)
Suisse: La directrice de l’Action de Carême donne sa démission pour la fin de l’année
Un conflit de loyauté entre la directrice et le Conseil de Fondation
Lucerne, 29 mai 2000 (APIC) Anne-Marie Holenstein, directrice de l’Action de Carême (AdC), a donné lundi 29 mai sa démission pour fin décembre 2000. Un conflit de loyauté entre ses convictions personnelles – qui ne sont pas négociables – et les prises de position de certains membres du Conseil de fondation sont à la base sa décision. Il s’agit du second départ dans les instances dirigeantes de l’AdC, depuis la démission de Mark Schmid, chef du secteur Sud, en fin janvier 2000.
Anne-Marie Holenstein avait nommée fin novembre 94 à la direction de l’AdC. Elle était entrée en fonction en automne 1995.
En regard des événements et des prises de décision au Conseil de fondation, la directrice constate qu’entre elle et la majorité du Conseil de Fondation, les divergences subsistent concernant l’orientation de l’AdC. Au centre des divergences, se trouvent des questions en rapport avec la conception de l’Eglise ainsi qu’avec la mission et le rôle de la direction. Anne-Marie Holenstein, reste cependant à son poste de directrice jusqu’au 31 décembre avec tous les droits et les obligations, y compris avec le personnel de la Centrale de Lucerne.
Le Comité directeur du Conseil de Fondation regrette ce départ. Le Comité et la directrice soulignent cependant que l’utilisation des dons reste garantie aux destinations prévues, selon les buts fixés. (apic/com/ba)
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