Les réfugiés tamouls en Suisse: pas de garantie de sécurité en cas de retour

Si les Tamouls se sont réfugiés en nombre en Suisse, «c’est qu’il y a suffisamment de raisons pour eux de quitter le pays, qui n’est pas du tout sûr pour eux!», déclarent en chœur les deux évêques srilankais. «La situation a empiré depuis le temps où ils ont quitté le pays; à Colombo même, tous les Tamouls sont suspects; ils sont enregistrés dans les commissariats de police, doivent se présenter régulièrement. Quand il y a des attentats, il y a des rafles. Des quartiers sont encerclés, passés au peigne fin, des hommes sont emmenés». Les coups et la torture sont fréquents, les disparitions sont nombreuses.

Selon les deux prélats, tous les Tamouls – et seulement eux! – sont sur des listes et leur maison est enregistrée. «On invoque des raisons de sécurité, à cause des attentats, mais vous êtes suspects uniquement en raison de votre nom et de votre lieu d’origine.» Colombo vit dans la peur, car la majorité cinghalaise est devenue une minorité dans la capitale en raison des vagues de réfugiés, de déplacés et d’immigrants de l’intérieur. (apic/be)

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