Elle espère retravailler auprès des lesbiennes et des homosexuels
Washington, 6 avril 2000 (APIC) Sanctionnée par le Vatican pour son engagement pastoral en faveur des «gays», Sœur Jeannine Gramick, une religieuse de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame, espère que «le Vatican modifie sa décision». La religieuse américaine considère que la mesure prise contre elle par Rome est une «violation» de sa liberté de conscience.
Très connue aux Etats-Unis pour son engagement pastoral en faveur des lesbiennes et des homosexuels, Sœur Gramick et le religieux salvatorien Robert Nugent, ont subi en juillet 1999 une sanction de la part de la Congrégation vaticane pour la Doctrine de la foi.
Rome a jugé, après 29 ans d’activité, que leur pastorale est non conforme à l’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité. Tous deux se sont vus interdire tout engagement dans ce secteur.
La sanction de Rome est «non fondée»
Sœur Gramick, qui depuis multiplie les conférences, estime dans une interview accordée au journal du diocèèse de Rochester que la sanction prise contre elle est n’est pas fondée. «J’ai toujours exercé un rôle de médiation et de conciliation, explique-t-elle, en présentant la doctrine de l’Eglise dans son intégralité, contrairement à ce qui est indiqué dans la notification de la Congrégation pour la Doctrine de la foi.»
L’enquête du Vatican est, selon Sœur Gramick, une «violation» de sa liberté de conscience, et l’insistance du Saint-Siège sur l’homosexualité «semble vraiment une obsession». (apic/cip/vd/be)
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