Des retards dues aux divergences sur l’interprétation du concordat

L’évêque diocésain, Mgr Kurt Koch, avait depuis longtemps désigné un évêque auxiliaire, mais le Vatican a tardé à confirmer la nomination, suite à des divergences sur l’interprétation du concordat entre le Saint-Siège et les cantons diocésains. La presse alémanique, l’été dernier déjà, avait révélé que Mgr Kurt Koch avait nommé un évêque auxiliaire, mais que la confirmation requise du Vatican se faisait attendre « depuis bientôt une année ». Le vicaire général du diocèse, interrogé par l’APIC, précisait que le problème résidait dans des interprétations divergentes du concordat de 1828 qui lie le Saint-Siège et les cantons diocésains. Les parties se sont donc mises d’accord sur les modalités concernant la nomination des évêques auxiliaires.

Selon le concordat, l’évêque a le droit de nommer son auxiliaire

Le concordat du 26 mars 1828 entre le Saint-Siège et les cantons de Lucerne, Berne, Soleure et Zoug (qui seront rejoints dans le système concordataire au cours des années par les autres cantons diocésains: Argovie, Thurgovie, Bâle-Campagne, Bâle-Ville, Schaffhouse et enfin le Jura) garantit à l’évêque diocésain de Bâle de nommer un évêque auxiliaire.

Selon l’interprétation qu’en a fait jusqu’à maintenant le diocèse de Bâle – on déroge à ce que prescrit généralement le droit canon – seule une confirmation du pape est requise. En règle générale, seul le pape nomme les évêques. Dans le texte original du concordat, on peut lire: « …le Diocèse sera pourvu d’un Suffragant, que l’Evêque nommera… » Contrairement à Mgr Candolfi, nommé à l’époque en accord avec le concordat, l’actuel unique évêque auxiliaire du diocèse, Mgr Martin Gächter, a été nommé directement par le pape il y a 12 ans.

Les prédécesseurs de Mgr Koch avaient fait usage seulement à deux reprises de leurs prérogatives de nommer un évêque auxiliaire: Mgr Anton Hänggi, nomme en 1975 Mgr Otto Wüst comme auxiliaire, avant qu’il ne soit élu par le chapitre cathédral évêque diocésain de Bâle en 1982. Ce dernier nommera Mgr Candolfi comme son premier auxiliaire en 1983, tandis que le deuxième, Mgr Gächter, sera directement nommé par Rome en 1987. (apic/wm/be)

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