44 martyrs qui ont donné leur vie pour le Christ

Rome: 44 nouvelles béatifications, dimanche 5 mars

Les 30 martyrs du Brésil, -André de Soveral et Ambrosio Francisco Ferro, prêtres et 28 compagnons laïcs – ont trouvé la mort autour de 1645 à Cunhau et Uruaçu, dans l’Etat du Rio grande do Norte. Tous ont été tués, en haine de la foi catholique, par des protestants calvinistes hollandais à l’époque du Brésil colonial. Le Père André de Soveral était brésilien, né à Sao Vicente, son confrère Ambrosio Francisco Ferro portugais. Le massacre de Cunhau a eu lieu sur ordre de Jaco Rabe, pendant la messe dominicale célébrée par le P. André. Le second massacre à Urauçu se déroula à l’instigation du même Jaco Rabe, les soldats hollandais étant appuyés par les Indiens Tapuias et Potiguares. Le nombre des personnes tuées était plus élevé, mais on n’a pu réunir une documentation sérieuse que pour ces 30 martyrs

Nicolas Bunkerd Kitbamrung (1895-1944), prêtre et martyr de Thaïlande

Nicolas Bunkerd Kitbamrung est né à 30 km de la capitale thaïlandaise de Bangkok, dans une famille catholique, et baptisé dès l’enfance. Au cours de ses études, au petit puis au grand séminaire, en Malaisie, on nota ses excellentes qualités et ses défauts: bonne santé, bonne conduite, excellents examens, caractère fort, «un peu suffisant» et «un peu têtu»: mais rien n’empêche de devenir un saint.

Ordonné prêtre à Bangkok le 24 janvier 1926, il commence son activité missionnaire à Bang-Nok-Khunuek. Dès 1927, il initie à la langue thaï et à la catéchèse une vingtaine de jeunes clercs salésiens. Le Père Nicolas est ensuite attaché au religieux français le Père Mirabel. Il étudie le Chinois en même temps qu’il s’occupe de la paroisse. De 1930 à 1937, on lui confie une mission d’évangélisation dans le Nord du pays, jusqu’aux confins du Laos. Il ira évangéliser jusqu’en Birmanie, passant les montagnes et les fleuves. En 1937, il entame sa 4e mission comme curé à Khorat. Il a 42 ans et est en pleine possession de ses moyens.

C’est alors qu’éclate la guerre entre la France et l’Indochine. Accusé d’espionnage au service de la France, le Père Nicolas est arrêté le 12 janvier 1941, jeté en prison, jugé et condamné à 15 ans de réclusion. Il subit trois ans de dure détention au cours desquels il contracte la tuberculose. Il en meurt le 12 janvier 1944 en pardonnant à ses persécuteurs.

Les martyres du nazisme en Pologne

Sr Maria Stella Adela Mardosewicz et dix consoeurs, de la Congrégation des Soeurs de la Sainte-Famille de Nazareth, viennent s’ajouter aux 108 martyrs polonais de la seconde guerre mondiale béatifiés par Jean-Paul II en 1999. En plus d’innombrables laïcs,1’117 religieuses et 3’646 prêtres polonais furent enfermés dans les camps de concentration nazis.: 2’647 y laissèrent la vie, et quelque 120 d’entre eux, emprisonnés à Dachau, furent soumis à des expériences médicales criminelles.

Sœur Stella et ses compagnes furent arrêtées par l’occupant nazi à Nowogrodek, dans l’Est du pays, aujourd’hui en Biélorussie, où elles étaient arrivées en 1929, pour s’occuper de l’éducation des enfants. Quand la persécution et l’extermination des Juifs ont commencé, la ville subit les exécutions collectives de 60 personnes, dont deux prêtres en 1942, et 120 arrestations en juillet 1943.

Les religieuses décidèrent alors d’offrir leur vie pour les membres des familles emprisonnés. «S’il faut que des vies soient offertes, qu’on nous fusille plutôt que ceux qui ont une famille – nous prions même pour cela «, déclarèrent-elles publiquement. Les personnes emprisonnées furent finalement déportées pour le service du travail obligatoire en Allemagne (STO), certaines relâchées.

Quelques temps après de nouvelles arrestations eurent lieu, y compris celle du curé le Père Zienkiewicz. Les religieuses renouvellent leur offrande : «Notre Père aumônier est plus indispensable sur cette terre que nous ; si un tel sacrifice est nécessaire, que l’on prenne plutôt notre vie que la sienne «. Les personnes échappent finalement à la mort.

Le 31 juillet, un Allemand en civil se présente au couvent, porteur d’un ordre convoquant les religieuses au commissariat pour 19 heures 30. Elles pensaient être destinées au STO en Allemagne. Elles furent poussées dans un camion qui les emporta à 3 km de la ville, mais l’heure n’était pas propice aux exécutions : les troupeaux rentraient aux fermes. On les reconduisit au commissariat : elles passèrent la nuit au sous-sol. On les en fit sortir vers 3 heures 30. Le camion les conduisit à 5 km de là, à Batorowka, dans les bois, et elles furent exécutées. Leurs corps furent découverts 5 semaines plus tard par une de leurs soeurs et une femme du village.

Pedro, cathéchiste, laïc et martyr aux Philippines Pedro Calungsod, catéchiste laïc et martyr (1672). Ce jeune Philippin de 13 ou 14 ans, originaire de la région de Visayas, participa à la mission d’un père Jésuite espagnol aux îles Ladrones (Mariannes) pour évangéliser les Chamorros avec 16 compagnons, en 1668. Le 2 avril 1672, il accompagna le P. Diego Luis de San Vitores au village de Tomhon, sur l’île de Guam. Apprenant la naissance d’un petite fille, ils proposèrent à son père, Matapang, qui avait apostasié la foi catholique, de la baptiser. Celui-ci refusa et trama l’assassinat des deux missionnaires avec un autre villageois, Hirao. Entretemps avec le consentement de la mère de l’enfant, les missionnaires la baptisèrent. La colère de Matapang augmenta, il se précipita sur eux pour les tuer. Les assassins jetèrent ensuite leurs corps à la mer.

Le jeune André, proto-martyr du Vietnam

Originaire de la province de RanRan (Phu Yên) André di Phu Yen, catéchiste laïc et martyr (1644) était le dernier de sa famille. Sa mère, veuve, confia son éducation au Père de Rhodes, Jésuite. Le jeune homme surpassa ses condisciples dans l’apprentissage du chinois et reçut le baptême vers l’âge de 15 ans. Il fut admis dans l’association des catéchistes, la «Maison Dieu» fondée par le Père de Rhodes avait fondée. Le roi d’Annam dont dépendait alors cette province voyait alors très mal l’expansion des Chrétiens dans le royaume.

Les soldats du gouverneur fouillèrent la maison du Père de Rhodes à la recherche des catéchistes et n’y trouvèrent que le jeune André. De peur de rentrer bredouille, ils le rouèrent de coups et le transférèrent au palais du gouverneur. Ils lui rapportèrent que tout au long du chemin celui-ci «avait sans cesse parlé de la Loi du Christ, les exhortant à la recevoir». Le mandarin chercha à le faire abjurer, mais le jeune homme ne céda pas aux menaces. Le 26 juillet 1644 André comparut publiquement devant le gouverneur et fut condamné à mort et exécuté le jour-même. (apic/zn/mk/mp)

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