Liban: Le Premier Ministre Salim al-Hoss reçu par le pape au Vatican
Rome/Beyrouth, 2 mars 2000 (APIC) Le Premier ministre libanais Sélim al-Hoss a été reçu en audience jeudi au Vatican par le pape Jean Paul II. Accompagné d’une délégation d’une dizaine de personnes, le chef du gouvernement libanais a d’abord rencontré le pape en privé pendant une dizaine de minutes puis a eu un entretien avec le cardinal Angelo Sodano. Le président du Conseil libanais tenait à faire connaître au pape les préoccupations du Liban que le ministre israélien des Affaires étrangères a menacé la semaine dernière de mettre à feu et à sang.
Malgré la vive polémique suscitée par ses menaces, le ministre David Lévy, soutenu par le Premier ministre Ehoud Barak, a en effet maintenu sa volonté de rendre coup pour coup, « sang contre sang, enfant contre enfant », en cas d’attaque du Hezbollah contre les localités israéliennes de la Galilée septentrionale.
Avant son départ de Beyrtouth, Sélim al-Hoss s’était entretenu au téléphone avec le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir. Précisant le sens de sa visite au Vatican, le Premier ministre libanais a souligné la nécessité de communiquer au pape « les préoccupations du Liban à la suite des attaques israéliennes » et de lui expliquer la position de Beyrouth dans le cadre du processus de paix. « Nous souhaitons que le Liban bénéficie d’un appui du Souverain pontife qui a un jour consacré à notre pays un Synode spécial et une Exhortation apostolique et qui ne cesse de prier pour lui ».
Et Sélim al-Hoss de souligner que grâce à la position éminente du pape, ses prises de position en faveur du Liban trouveront sans doute un écho dans le monde entier, « ce qui permettra de soutenir la cause du Liban et de renforcer sa position face à l’agression ».
De source libanaise, cette demande d’audience de Sélim El-Hoss a été acceptée par le Saint-Siège avec une rapidité inhabituelle (la réponse positive étant parvenue à l’ambassade du Liban seulement deux jours après la requête officielle du 22 février dernier). Ce qui souligne la préoccupation du pape pour le Liban, ce petit pays de 10’000 km2 qu’il avait visité en mai 1997. Aucune communication officielle de la part du Saint-Siège n’a fait connaître la teneur de cette rencontre.
En avril prochain, le Liban fêtera le 25ème anniversaire du début de la guerre en 1975 et, même si le Liban n’est plus en guerre, ce n’est pas encore la paix totale, affirme-t-on au Pays des Cèdres. Dans la zone dite « de sécurité » occupée par Israël, les combats ont gagné d’intensité ces derniers jours. Mercredi, avec la mort de cinq membres de l’Armée du Liban Sud (ALS), composée de supplétifs libanais de l’armée israélienne, tombés dans une embuscade du Hezbollah, les milices chiites. Israël a riposté en lançant 200 obus d’artillerie sur des positions supposées du Hezbollah à l’extérieur de la zone occupée. (apic/orj/imed/be)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/liban-le-premier-ministre-salim-al-hoss-recu-par-le-pape-au-vatican/