Rome: Cérémonie de du 12 mars 2000 présidée par Jean Paul II
Rome, 7 mars 2000 (APIC) Inquisition, violences et injustices commises lors des guerres de religion, des croisades et de l’évangélisation des peuples, mépris et actes d’hostilité contre les juifs et silences lorsqu’ils étaient persécutés, manque de respect des cultures et des autres religions, fautes commises envers les femmes, certaines races et ethnies… C’est pour ce long catalogue des manquements de l’Eglise catholique que le pape demandera pardon le 12 mars prochain lors d’une cérémonie de repentance à l’occasion du Grand Jubilé.
Célébrée le 12 mars 2000 par Jean Paul II et les cardinaux présents à Rome, la cérémonie de prévue dans le calendrier jubilaire aura son point culminant dans la qui énumérera les fautes pour lesquelles le pape souhaite le repentir de l’ensemble de l’Eglise, a révélé mardi le Vatican. Mgr Piero Marini, maître des cérémonies liturgiques pontificales, en a présenté le déroulement lors d’une conférence de presse au Vatican.
Une confession du pape adressée à Dieu seul : on ne juge pas les chrétiens du passé
Cette confession des péchés est par Jean Paul II dans le cadre d’une année jubilaire qui est par nature un moment de conversion, a rappelé Mgr Marini. Cette confession, faite par le pape devant tous, sera adressée à Dieu seul. >, les fautes commises contre la dignité et l’unité du genre humain – envers les femmes, les races et les ethnies -, et enfin, celles commises contre la justice sociale, aux dépens de ceux qui sont méprisés, laissés de côté, des pauvres, des enfants à naître etc.
Une démarche de conversion
Au cours de l’évocation de ces fautes, des lumières seront allumées devant un crucifix du XIVème siècle placé près de l’autel, et traditionnellement vénéré dans la basilique Saint-Pierre pendant les années saintes. Jean Paul II ira embrasser ce crucifix à la fin de cette prière en signe de demande de pardon. Enfin, à la fin de la messe, et après la bénédiction finale, il renouvellera son appel .
Prenant la parole au cours de la conférence de presse du 7 mars, le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, est intervenu en tant que président de la Commission théologique internationale qui a rédigé le document >.
L’Eglise sait que le péché existe en son sein même, mais que Dieu agit néanmoins à travers elle pour accomplir son œuvre, a encore expliqué le cardinal avant de conclure par une anecdote historique. A l’époque de Napoléon, quelqu’un avait signalé au Secrétaire d’Etat du Saint-Siège de l’époque, le cardinal Consalvi – celui qui signa à Paris le Concordat de 1801 – que Napoléon voulait détruire l’Eglise.
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