Dili, 15 mars 2000 (APIC) «La population de Timor-Est a commencé à jouir de la liberté de vivre en sécurité et en paix» , estime Soeur Maria Cruz, fondatrice d’un institut séculier à Dili, après une visite à un camp de réfugiés près de la frontière avec le Timor Occidental.
Si la situation au Timor-Est est plus sûre, celle des réfugiés qui sont encore au Timor-Occidental reste en revanche difficile. Ces derniers sont assistés par les religieux locaux et par les Nations Unies. Sur 270’000 réfugiés qui s’étaient enfuis du Timor-Oriental, 100’000 sont encore au Timor-Occidental, et parmi ceux-ci 70’000 se trouvent dans la ville frontalière d’Atambua.
Le «Jesuit Refugee Service» (JRS), actif surtout à Kupang (Timor-Occidental), fait savoir que les rentrées progressent avec lenteur et qu’à Atambua les camps sont contrôlés par les milices pro-indonésiennes, connues par les mauvais traitements qu’ils infligent aux réfugiés.
Le JRS fait pression en faveur d’un plan de réinsertion adéquat et rapide. En plus des Nations Unies et des ONG, les prêtres de la Congrégation du Verbe Divin, présents au diocèse d’Alambua, pourvoient aux besoins alimentaires et aux premiers soins de la population réfugiée.
En février, l’évêque verbite, Mgr Ratu, avait dénoncé les violences des milices et expliqué que les réfugiés ont peur de rentrer à cause des fausses informations et du climat de peur provoqué par les milices elles-mêmes. (apic/cip/mk/pr)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/timor-la-situation-des-refugies-reste-difficile/