Les 2 représentantes de la FEPS et de la CES ne démissionnent pas

Suisse: Eglises et Commission fédérale des étrangers (CFE)

Berne/Fribourg, 15 mars 2000 (APIC) Les représentantes de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse, Brigitte Heckendorn-Heinimann, et de la Conférence des évêques suisses, Lukrezia Meyer-Schatz, ne démissionneront pas de la Commission fédérale des étrangers (CFE). Elles entendent demeurer au sein de ladite commission par souci de l’intégration des étrangers, indiquent-elles dans un communiqué publiéé mercredi.

Selon ces deux représentantes, ces dernières années, le débat sur la question de l’intégration des étrangers est devenu plus brûlant et plus virulent. Au point de provoquer la démission du président, de la vice-présidente et de 12 membres de la CFE, rappellent-elles, avant de relever que les membres démissionnaires ont ainsi voulu protester contre la décision du Conseil fédéral de soumettre le secrétariat de la CFE à l’Office fédéral des étrangers (OFE). Une décision qui n’a pas non plus l’assentiment des deux représentantes des Eglises.

Depuis des années, la question de l’intégration des étrangers traïne en longueur. Pourtant, écrivent les deux représentantes des Eglises, «l’intégration» est l’un des trois principaux piliers de la politique des étrangers. «L’introduction d’un article sur l’intégration a été bloquée par les Chambres fédérales pour des raisons financières».

Selon elles, les moyens que le Parlement a finalement adoptés ont été réduits d’un tiers. «Manifestemment, les politiciens e sont pas conscients de l’urgence du problème et les autorités fédérales ne manifestent que peu de volonté à collaborer avec les cantons, les communes et les organisations compétentes pour promouvoir l’intégration. La problématique des étrangers et de l’asile tient régulièrement lieu de «baromètre de l’inquiétude» lors de sondages parmi la population suisse. Le malaise se fait sentir aussi lors de votations ou d’élections».

Depuis toujours, notent enfin les représentantes de la FEPS et de la CES, les Eglises ont considéré l’intégration comme un service allant de soi. Elles ont mis en place les conditions cadres nécessaires au soutien du travail en vue de l’intégration, comme des aumôneries ou des services sociaux; elles ont ensuite collaboré au travail des commissions fédérales ou d’autres organisations et participé dans différents domaines à mettre concrètement en oeuvre les mesures d’intégration.

Après entente avec leurs Eglises, les représentantes des Eglises souhaitent collaborer de toutes leurs forces au sein de la nouvelle CFE. Et de relever, à leurs yeux, quatre nécessités: faire de l’intégration un sujet de politique générale; agir après avoir discuté pendant des années; reconstruire aussi vite que possible une nouvelle base de confiance entre la CFE, les organisations d’aide aux étrangers et les syndicats; permettre à la CFE d’avoir une activité propre. (apic/com/bbm/pr)

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