Avec le soutien financier de Pain pour le prochain, l’EPER soutient l’agriculture durable dans six provinces du Cambodge qui ne produisent pas assez de riz pour garantir la sécurité alimentaire. Le but du projet est de diminuer de cinq pour cent par an la faim, la pauvreté et les maladies dans les villages. Puisque les principales ressources servant à la production de riz sont insuffisantes en Asie, il s’agit d’améliorer celle-ci en misant sur l’agriculture écologique et sur les ressources locales. Une banque de semences de riz garantit un stock suffisant de semences même durant les mauvaises années. Pour garantir de bonnes récoltes de riz, il faut améliorer la qualité du sol par des apports naturels et mettre sur pied une infrastructure d’irrigation suffisante. Par ailleurs, la dépendance des paysans envers le riz a des effets dévastateurs lorsque la récolte est mauvaise ou lorsque les prix s’effondrent brusquement sur le marché. Voilà pourquoi les paysans qui participent au programme tentent de diversifier progressivement leurs cultures. Il faut tirer le meilleur parti même de la plus petite des parcelles: les champs inondés pour la culture du riz sont aussi voués à la pisciculture; des jardins potagers et des élevages de petit bétail et de vaches prospèrent en bordure des champs de riz.
Les conseillers agricoles sont formés au centre agricole que l’EPER gère près de Phnom Penh. Ce centre se consacre aussi à la recherche, notamment en matière de riziculture, et a déjà pu lancer 15 sortes de riz à haut rendement résistantes aux intempéries et aux parasites pour la production de semences. Grâce à leur « avoir » dans une banque de semences de riz, les paysans cambodgiens recouvrent une partie de leur indépendance.
Le programme de l’EPER a déjà permis à plus de 4’000 familles de petits paysans de devenir membre de l’une des 66 banques de semences de riz. Depuis la fondation de ces banques il y a six ans, leurs réserves de riz ont augmenté de 26 %. (apic/cp/ba)
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