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«Le temps est aujourd’hui celui de l’espérance !»
Rome, 30 mars 2000 (APIC) Jean Paul II a évoqué jeudi «la grande tragédie» tombée sur la Bosnie Herzégovine au cours de la guerre qui a secoué ce pays. «Cette région a besoin d’un dialogue loyal et de la coopération efficace de tous les peuples qui la constituent». C’est ce qu’a affirmé Jean Paul II jeudi, alors qu’il recevait en audience 800 pèlerins de Bosnie-Herzégovine dans la salle Paul VI au Vatican. Les pèlerins étaient accompagnés du cardinal Vinko Puljic, archevêque de Sarajevo et président de la Conférence épiscopale bosniaque.
«Le coeur du pape bat pour vous et partage non seulement vos douleurs et vos préoccupations, mais aussi vos joies et vos espérances», a lancé Jean Paul II aux pèlerins bosniaques, tandis qu’il évoquait la «grande tragédie» qui a frappé leur pays ces dernières années. «Le Saint-Siège vous a toujours été proche pendant cette période, et le sera encore à l’avenir», leur a-t-il assuré, en rappelant sa visite à Sarajevo les 12 et 13 avril 1997.
«Malgré les nombreuses difficultés que vous rencontrez quotidiennement à cause la situation politique et économique, et malgré les nuages qui se lèvent encore à l’horizon de votre patrie, le temps est aujourd’hui celui de l’espérance !», a ensuite affirmé le pape. «Dans le domaine social, les symptômes de reprise prometteuse ne manquent pas».
Pour Jean Paul II, les chrétiens bosniaques soit les 17 % de catholiques et les 31 % d’orthodoxes -, ont un rôle important à jouer dans ce contexte. «Soyez les premiers à offrir et à accueillir le pardon, a-t-il demandé aux pèlerins qu’il recevait, en libérant la mémoire de la haine, des rancoeurs et du désir de vengeance. Reconnaissez comme frère même celui qui vous a fait du mal !».
Jean Paul II les a encouragés par ailleurs à rester unis entre eux et à «développer l’esprit du partage et de la co-responsabilité, en aidant surtout les plus faibles, les pauvres et les victimes de la guerre».
La collaboration de tous
Evoquant ensuite l’avenir politique de la Bosnie, le pape a souligné les difficultés que connaît aujourd’hui le développement du système démocratique dans un pays qui s’est trouvé englobé, pendant cinq siècles et demi, successivement dans l’empire ottoman, dans l’empire austro-hongrois puis dans la Fédération yougoslave. «Pour dépasser cette situation et relancer la vraie démocratie, il faut l’engagement et la collaboration de tous, a-t-il affirmé. Une démocratie authentique est le fruit de la valorisation des particularités culturelles, sociales et religieuses des différentes composantes du pays, dans le respect de l’équité, de la justice et de la vérité».
«La Bosnie Herzégovine a besoin d’un dialogue loyal et de la coopération efficace de tous les peuples qui la constituent, a conclu Jean-Paul II, comme du respect des droits et de l’identité de toute personne et de tout groupe particulier. Si l’on veut construire un avenir de paix et de stabilité sociale, personne ne peut être favorisé au détriment des autres, et l’égalité doit être garantie pour tous». (apic/imed/ba)
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