L’aumônier catholique Franck Levallois est fâché. Depuis des années qu’il organise des conférences, il ne comprend toujours pas pourquoi il a été écarté du groupe de travail « Histoire des religions » chargé par le canton de Vaud de donner forme au futur enseignement.
« Notre expérience quotidienne sur le terrain et la matière dont il est question nous autorisent à être entendus », estimait-il déjà dans une réponse écrite à une lettre datée du 6 mai 1996, signée de la « Commission vaudoise des maîtres de didactique d’histoire biblique ». La Commission suggère d’écarter les aumôniers, de peur que « les Eglises officielles aient loisir de récupérer un enseignement purement académique ».
La querelle de clochers entre aumôneries et « Commission vaudoise des maîtres de didactique d’histoire biblique » a lieu entre des organismes qui se disent pourtant inspirés des mêmes valeurs d’amour du prochain ! Un débat que tranche Philippe Lavanchy, un ancien diacre de l’Eglise réformée vaudoise, actuellement chef du service de l’enseignement secondaire et de la formation du canton de Vaud: « Je n’ai pas intégré les aumôniers dans ce groupe de travail parce qu’il ne faut pas créer une confusion dans l’esprit du public entre ce futur enseignement des religions dans les gymnases et le message des Eglises. »
« On nous relègue dans les sacristies, c’est-à-dire dans rien puisque les sacristies n’intéressent pas les jeunes », rétorque Franck Levallois, qui déplore l’hypocrisie des autorités cantonales. » Si l’Etat a si peur que les jeunes soient influencés par les Eglises, pourquoi alors ne pas supprimer les aumôneries dans les gymnases ? » (apic/protestInfo/cdep/be)
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