Dispositions requises pour «obtenir l’indulgence jubilaire»
Rome, 10 février 2000 (APIC) «Beaucoup ont le projet d’accomplir leur pèlerinage jubilaire à Rome pendant l’Année Sainte, mais tous n’ont peut-être pas tout à fait réalisé que cette démarche est d’abord une conversion personnelle centrée sur le sacrement de la réconciliation», a déclaré à l’APIC Mgr Jean-Marie Gervais, du Tribunal de la pénitencerie apostolique. Cela pour expliquer la publication le 10 février 2000, en première page de «l’Osservatore Romano», d’une nouvelle note du Tribunal de la pénitencerie apostolique sur la question des indulgences.
Signée par le cardinal américain William Wakefield Baum, «Pénitencier majeur», cette note vise à expliquer dans un style pastoral «les dispositions requises pour obtenir l’indulgence jubilaire», en rappelant que sa signification réelle est une «réconciliation avec Dieu» qui commence par une confession personnelle.
Jusqu’à présent en effet, ces dispositions avaient été présentées dans un style plutôt juridique, d’une part sous la forme d’un «décret» de la Pénitencerie postolique, en annexe de la «bulle» d’indiction de l’Année sainte 2000 de Jean Paul II publiée le 27 novembre 1988, et d’autre part dans la nouvelle édition d’un «Manuel des indulgences», publié en latin par le Saint-Siège le 17 septembre 1999, en attendant des traductions ultérieures.
La note publiée le 10 février est quant à elle précédée d’une introduction de «l’Osservatore Romano». On y lit que «le don de l’indulgence manifeste la plénitude de la miséricorde de Dieu qui est exprimée en premier lieu dans le sacrement de la pénitence et de la réconciliation». «Le chemin de réconciliation a son centre dans le sacrement de la pénitence», insiste encore le quotidien du Vatican. «Mais même après le pardon du péché, obtenu par ce sacrement, l’être humain reste marqué par ces ’résidus’ qui ne le rendent pas totalement ouvert à la grâce, et il a besoin de purification et de ce renouvellement total de l’homme en vertu de la grâce du Christ. Pour l’obtenir, le don de l’indulgence lui est d’une grande aide».
Petit fascicule
En plus de cette note, un petit fascicule rédigé par Mgr Jean-Marie Gervais paraîtra dans quelques jours avec l’approbation de la Pénitencerie apostolique, visant lui aussi à faire comprendre à un large public le sens des indulgences. Publié par les éditions italiennes Ancora, il sera disponible en français, en anglais, en espagnol, en portugais et en polonais.
En attendant, l’importance accordée au sacrement de la réconciliation se manifeste concrètement quand on visite la basilique Saint-Pierre au Vatican. Le transept droit de la basilique n’est en effet pas accessible cette année aux simples touristes, pour être réservé à ceux qui souhaitent se confesser. Par ailleurs, depuis le 28 janvier dernier, l’espace du «bras de Charlemagne», qui relie la partie gauche de la colonnade de la place Saint-Pierre à l’atrium de la basilique, a lui aussi une nouvelle fonction. Alors qu’il abrite ordinairement des expositions organisées avec l’accord du Vatican, il a été équipé cette année de deux files de confessionnaux pour recevoir les pèlerins. Enfin, le nombre de confesseurs disponibles est lui aussi plus important qu’en temps normal, de nombreux prêtres de la Curie romaine s’étant proposés pour y assurer régulièrement des confessions en plusieurs langues. (apic/imed/pr)
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