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L’armée ougandaise serait directement impliquée
Kinshasa, 11 février 2000 (APIC) L’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) confirme l’implication directe de l’armée ougandaise dans les affrontements sanglants entre les populations congolaises Lendu et Hema, dans l’Ituri, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). L’association dénonce l’incapacité des autorités rebelles congolaises appuyées par l’armée ougandaise à faire cesser ces actes de violences enregistrés dans cette partie de la Province orientale.
Sur base des enquêtes et des témoignages directs recueillis auprès des travailleurs humanitaires locaux, l’ASADHO souligne la responsabilité directe des autorités militaires ougandaises et des rebelles congolais « sinon dans la survenance du drame, au moins dans sa persistance et son ampleur ».
Le témoignage recueilli par l’ASADHO auprès des combattants confirme « l’implication directe des soldats ougandais dans les tueries.
Les affrontements semblent connaître un développement tel que le moindre geste le plus innocent peut donner lieu au pire drame, affirme l’ASADHO. Bunia est quadrillée jour et nuit par des soldats ougandais. Le comité de pacification mis en place par les autorités du mouvement rebelle congolais RCD est lui aussi accusé d’être le complice de certaines attaques.
Depuis juin dernier, les conflits interethniques qui ensanglantent le diocèse de Bunia, une région occupée par l’armée ougandaise, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ont déjà fait plus de 5’000 morts, selon des sources catholiques. Ces troubles ont causé le déplacement de plus de 100’000 personnes. » Des villages entiers ont été brûlés, sur une centaine de kilomètres, on ne trouve plus de signe de vie puisque tout a été anéanti: les écoles, les chapelles, tout a été incendié, les troupeaux de vaches, de chèvres et de moutons ont été décimés par les assaillants », affirme l’abbé Bénézet Bujo, professeur de théologie morale à l’Université de Fribourg.
L’ASADHO demande l’organisation d’une enquête sous la responsabilité d’une autorité neutre et crédible qui pourrait être le rapporteur spécial de la commission des droits de l’homme des Nations Unies, afin d’établir les responsabilités. (apic/cip-dia/mk/ba)
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