Pour Israël, le moment n’est pas propice

Interrogé mercredi à Rome par I’APIC, Zvi Tal, conseiller de l’ambassade d’Israël près le Saint-Siège, souligne en particulier deux points qui font problème. «C’est une question de timing. Cet accord intervient à la veille d’une visite historique, ô combien significative pour nous» dit-il, constatant que le moment n’était pas «propice» pour un tel accord. Le deuxième point qu’il relève concerne la «substance» de l’accord. Israël pensait en effet qu’il aurait «une teneur similaire» à l’accord qui avait eu lieu entre Israël et le Vatican, à savoir «aucun élément politique».

«Or, la réalité est différente» affirme le diplomate israélien, se référant au préambule de l’accord. «On y a abordé certains sujets, dit-il, notamment celui de Jérusalem qui est à l’ordre du jour des négociations entre Israéliens et Palestiniens». Israël, ajoute-t-il, «connaît bien la position du Saint-Siège mais c’est la première fois qu’elle fait partie intégrante d’un accord bilatéral signé». Cet accord «a une substance de nature politique et va bien au-delà d’un accord culturel ou portant sur des institutions culturelles et religieuses», conclut-il. (apic/imed/be)

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