Les erreurs dans le passé pour tirer les leçons pour l’avenir
Rome, 23 février 2000 (APIC) Le document « Mémoire et réconciliation: l’Eglise et les fautes du passé », sera publié le 2 mars à Rome. Une demande de pardon, en quelque sorte, pour dire que les erreurs de l’Eglise dans le passé doivent permettre de tirer des leçons pour le présent et l’avenir. Cette publication s’inscrit en prélude à la « Journée de demande de pardon » de l’Eglise, que présidera le pape le 12 mars prochain.
La teneur de ce texte devrait être essentiellement théologique, même si quelques références historiques pourront y être éventuellement évoquées pour en illustrer certains aspects. Le problème central est en effet d’expliquer comment l’Eglise est à la fois « société dotée d’organe hiérarchique et corps mystique du Christ, assemblée visible et communauté spirituelle, Eglise terrestre et Eglise parée de dons célestes ». Autrement dit, le texte aurait pour but de montrer comment l’Eglise reste « sainte » malgré les erreurs commises dans le passé. Enfin il mettrait l’accent sur le fait que ces erreurs doivent permettre de tirer des leçons pour le présent et pour l’avenir.
Le document, d’une cinquantaine de pages, découpé en cinq chapitres, est le fruit des travaux de la dernière Assemblée plénière, en novembre dernier, de la Commission théologique internationale présidée par le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de l Congrégation pour la doctrine de la foi. Cette Commission avait confié la rédaction du texte au théologien italien Bruno Forte.
Lors de la conférence de presse du 2 mars, le cardinal Roger Etchegaray, président du Comité pour le Grand Jubilé de l’An 2000, présentera également le sens et le programme de la « Journée de demande de pardon » qui sera présidée par le pape à Saint-Pierre le 12 mars prochain, premier dimanche de carême.
Chose rare en matière de publication de documents, le cardinal Ratzinger a demandé que la rédaction de ce document soit accélérée. Selon les délais habituels du Vatican, il n’aurait en effet dû paraître que dans un an, comme d’autres actes de colloques. Mais le texte qui sera présenté le 2 mars a aussi pour but d’expliquer le sens de l’acte officiel du pape, admet-on du côté de Rome.
Congrès à venir
C’est également sur le plan théologique que sera abordée la question de la mise en acte du Concile Vatican II dans l’Eglise, lors d’un congrès international au Vatican du 25 au 27 février. Inséré dans le calendrier jubilaire depuis longtemps, ce congrès sera l’occasion de faire le point pour tenter de savoir comment les différents documents conciliaires ont été accueillis depuis 35 ans.
Il s’agira d’un bilan théologique, et non pas pastoral, qui permettra aux experts de voir l’évolution ecclésiologique des différents thèmes abordés par le Concile Vatican II. Parmi les intervenants, le cardinal Joseph Ratzinger, Mgr Angelo Scola, recteur de l’Université du Latran, le père Albert Vanhoye secrétaire de la Commission biblique pontificale et Mgr Pere Tena Garriga, évêque auxiliaire de Barcelone, se pencheront en particulier sur les quatre principaux documents conciliaires: « Lumen gentium » (Constitution dogmatique sur l’Eglise), « Dei Verbum » (Constitution dogmatique sur la Révélation divine), « Sacrosanctum Concilium » (Constitution sur la Sainte liturgie) « Gaudium et spes » (Constitution pastorale de l’Eglise dans le monde actuel).
Les travaux ne seront pas introduits comme prévu par le cardinal Roger Etchegaray, en Egypte avec le pape, mais par Mgr Crescienzo Sepe, secrétaire du Comité du Grand Jubilé. Mgr Rino Fisichella sera chargé de conclure ce congrès avant que les participants ne soient tous reçus par le pape dimanche 27 février (apic/imed/mk/pr)
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