Rome, 25 février 2000 (APIC) La démocratie moderne est confrontée à «un relativisme intellectuel» écrit le pape dans un message adressé aux membres de l’Académie pontificale des sciences sociales, réunis à Rome du 23 au 26 février pour leur 6ème Assemblée plénière.
Pour Jean-Paul II, trop souvent «la vérité est déterminée par la majorité et varie selon les tendances culturelles et politiques» alors que «ceux qui sont convaincus que certaines vérités sont absolues et immuables sont considérés comme des êtres pas irraisonnés sur qui on ne peut pas compter».
Depuis 1996, les membres de cette académie affrontent chaque année pour leur assemblée plénière le thème de la démocratie. Pour le pape, les vraies valeurs ne sont donc pas basées sur des opinions qui changent «mais seulement sur la connaissance d’une loi morale objective qui reste toujours le point de référence nécessaire». Par ailleurs, poursuit-il, «l’Eglise refuse d’épouser ces extrémistes et ces fondamentalistes qui, au nom d’une idéologie prétendant être scientifique ou religieuse, revendique le droit d’imposer sur les autres son propre concept du bien et du mal».
Dans une tendance actuelle de «globalisation», le pape réaffirme par ailleurs «le principe de subsidiarité», à savoir qu’une «société d’ordre supérieur ne doit pas intervenir dans la vie interne d’une société d’un ordre inférieur, mais plutôt la soutenir en cas de nécessité et l’aider à coordonner son action en vue du bien commun». (apic/imed/pr)
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