Malgré les nombreuses entraves, les observateurs ont eu l’occasion de rencontrer le «subcommandante» Marcos, poète, ambassadeur et tête pensante de la cause des indiens du Chiapas sous la bannière de Armée nationale de libération zapatiste. Marcos vit dans la clandestinité dans la forêt et son approche est gardée par les zapatistes. Il porte toujours une cagoule sur son visage en public. L’EZLN est une armée défensive. Elle est constituée essentiellement de métis; elle n’a jamais rompu le cessez-le-feu de 1994.
Marcos explique son combat avec une craie, comme un professeur devant un tableau noir. Il a fait la démonstration aux observateurs que la guerre menée actuellement par l’armée mexicaine n’est pas dirigée contre l’EZLN, mais contre les indigènes et la population indienne. La présence militaire au Chiapas engendre de nouveaux fléaux dans la population: l’alcool et la prostitution. Les femmes ont peur de se rendre aux champs pour travailler. Les rivières sont fréquemment polluées par l’armée, affirme entre autres Marcos. (apic/gj/pr)
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