Une cérémonie en trois temps

La célébration aura lieu en trois temps. Elle comprendra d’abord une introduction sous le portique de la basilique, avec notamment la proclamation d’un passage de la Lettre de saint Paul aux Ephésiens dans lequel l’apôtre parle de Dieu comme celui qui «ramène toutes choses sous un seul chef, le Christ». Choisi comme thème de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, ce texte sera lu en différentes langues, d’abord par le pape, puis par les trois représentants des autres Eglises. Jean Paul II ouvrira ensuite la porte sainte, qui se trouve être une porte byzantine fondue à Constantinople au XIème siècle. Il en poussera simplement les battants après avoir chanté quelques versets en latin, comme il l’a déjà fait lors des trois précédentes ouvertures, mais en étant cette fois aidé de deux représentants d’autres Eglises.

Agenouillé sur le seuil, c’est alors d’un diacre orthodoxe qu’il recevra le livre des Evangiles pour le présenter à l’extérieur de la basilique avant de pénétrer à l’intérieur. Derrière lui, les trois représentants des autres Eglises choisis à l’avance recevront de la même manière l’Evangile, et passeront à leur tour la porte sainte, suivis de l’ensemble de la procession.

A l’intérieur de la basilique, où se trouveront quelque 6000 personnes, différents représentants des Eglises liront des psaumes et des lectures en plusieurs langues. Si l’ensemble de la liturgie a été composé sur la base du rite romain, deux des textes choisis ont été écrits par des chrétiens non-catholiques. L’un d’eux, qui sera lu en français, a été écrit par un prêtre russe orthodoxe mort en 1979 ­ Georgij Florovskj -, tandis que l’autre, lu en allemand, est l’ouvrage d’un pasteur et théologien luthérien exécuté par les nazis en 1945 ­ Dietrich Bonhoeffer. (apic/imed/be)

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