Ouverture de la porte sainte avec des délégués non catholiques

Rome: Le pape demandera pardon à Dieu pour les péchés commis contre l’unité de l’Eglise

Rome, 16 janvier 2000 (APIC) Le pape Jean Paul II demandera mardi pardon à Dieu pour les péchés commis contre l’unité de l’Eglise et rendra grâce pour le chemin de réconciliation accompli au cours du siècle qui vient de s’achever. Dimanche, lors de la traditionnelle prière de l’angélus, le Souverain pontife a souhaité la bienvenue aux représentants des Eglises chrétiennes qui ouvriront avec lui la porte sainte de la basilique romaine de Saint-Paul-hors-les-Murs le 18 janvier 2000. Il s’agira du point de vue œcuménique de l’un des plus importants rassemblements chrétiens depuis le Concile Vatican II.

Jean Paul II a souhaité « la plus cordiale bienvenue » lors de l’angélus du 16 janvier 2000 aux représentants des Eglises chrétiennes non catholiques qui se retrouveront avec lui mardi pour l’ouverture de la porte sainte de la basilique romaine de Saint-Paul-hors-les-Murs le 18 janvier, premier jour de la « Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. »

« Nous demanderons pardon à Dieu et les uns aux autres pour les péchés commis contre l’unité de l’Eglise et, en même temps, nous rendrons grâce pour le chemin de réconciliation accompli, spécialement au cours du dernier siècle », a expliqué le pape aux fidèles réunis sur la place Saint-Pierre.

Jean Paul II a encore invité tous les croyants à s’unir à cette prière pour l’unité des chrétiens, « pour que le début du troisième millénaire puisse connaître un développement prometteur dans les relations œcuméniques », et que la Vierge Marie « suscite partout des attitudes et des gestes de vraie réconciliation et d’amour fraternel ».

Evoquant par ailleurs la Journée pour le dialogue religieux entre Juifs et chrétiens célébrée en Italie le 17 janvier, Jean Paul II a salué cette initiative comme « une préparation en quelque sorte » à la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, « invitant à aller aux racines, c’est-à-dire au pacte de Dieu avec Israël ».

« La lèpre la plus dangereuse, c’est la misère »

Enfin, toujours à l’occasion de la prière de l’angélus, le pape salué les participants à un congrès international sur la lèpre qui a eu lieu le 15 janvier au Vatican, à l’initiative du Conseil pontifical pour la pastorale pour la santé et de l’Association italienne des Amis de Raoul Follereau. Jean Paul II a insisté sur le fait qu’il y a encore près de 15 millions de lépreux dans le monde, et que la lèpre peut être guérie par des traitements relativement peu coûteux, ceux-ci restant toutefois hors de portée pour beaucoup de malades. « Au fond, la ’lèpre’ la plus dangereuse est la misère », a-t-il fait remarquer. « Elle doit combattue au plan économique, mais avant tout par une profonde conversion de la logique de l’égoïsme à celle de la solidarité ». (apic/imed/be)

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