Canada: Evêque anglican à la recherche de prêtres disposés à braver le froid de l’Arctique
Vancouver, 27 janvier 2000 (APIC) Ne pouvant pas trouver au Canada de prêtres disposés à exercer leur ministère dans sa région, l’évêque Chris Williams, du diocèse anglican de l’Arctique, n’a pas hésité à faire paraître des annonces en Angleterre pour trouver neuf prêtres prêts à exercer leur apostolat dans le plus vaste diocèse de la Communion anglicane.
La rigueur du climat et l’isolement semblent décourager les candidats canadiens qui préfèrent exercer leur ministère dans les villes du sud, a fait remarquer l’évêque Williams. « Nos communautés sont très isolées les unes des autres. Pour la majorité d’entre elles, le seul moyen de communication est l’avion. Aussi, une grande partie du temps, les prêtres travaillent dans l’isolement total ».
Cet isolement n’est pourtant pas aussi sévère qu’auparavant. Lorsque l’évêque Williams est arrivé il y a 40 ans, comme jeune prêtre, le navire ravitailleur arrivait avec le courrier une fois par an seulement. Aujourd’hui, les paroisses sont desservies deux ou trois fois par semaine.
Le défi le plus sérieux qui attend les prêtres est le nombre de problèmes sociaux affectant la région, comme le suicide des adolescents, l’alcoolisme et l’abus de drogues.
« Un ancien ecclésiastique de ce diocèse, aujourd’hui à la retraite en Grande-Bretagne, m’a suggéré de faire paraître une annonce dans les journaux anglais », a expliqué l’évêque anglican. « Seize prêtres ont répondu pour demander de plus amples informations. A ce jour, deux d’entre eux ont demandé à travailler ici ».
« L’Arctique est le plus vaste diocèse anglican du monde sur le plan de la superficie: quatre millions de kilomètres carrés, soit le tiers du territoire canadien. Le diocèse compte 51 paroisses, 30 d’entre elles étant administrées par un prêtre à plein temps.
Chris Williams, originaire de Manchester, en Angleterre, ajoute: « Je suis venu au Canada après mon ordination sacerdotale en 1960. Je suis venu seul. Puis j’ai rencontré ma future femme, une Ecossaise, qui travaillait comme infirmière dans une des communautés chrétienne de l’Arctique. Nous nous sommes mariés et nos deux enfants ont grandi dans le Grand Nord ». (apic/eni/ba)
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