Mariée depuis 1990, protestante d’origine suisse alémanique, Elisabeth Baume Schneider, a néanmoins toujours vécu dans les Franches-Montagnes. Avec la ferme familiale aux Bois, à un jet de pierre des Breuleux, là où elle a élu domicile avec sa famille, E. Baume aurait pu devenir paysanne. Après une maturité économique, puis l’Université en sciences sociales, à Neuchâtel, elle choisira plutôt de devenir assistante sociale. Une profession qu’elle exerçait jusqu’à ces jours en qualité de responsable du secteur des Franches-Montagnes. Etudiante brillante, elle a été à l’époque lauréate du Prix Rotary. Elle se souvient avoir reçu une machine à écrire, et un Vreneli: «Ils m’avaient précisé qu’ils ne pouvaient m’accueillir dans leur club, parce que le Rotary n’accepte pas les femmes». Durant ces mêmes années, la jeune étudiante n’hésitera pas à entrer à la Ligue marxiste, moins pour en épouser toute l’idéologie, mais pour être active, faire signer des pétitions, distribuer des tracts. Refaire le monde. Il s’agissait en fait également de suivre les valeurs familiales en matière d’intérêt pour la cause publique, avec une approche toutefois opposée, puisque son père était président de la section villageoise du parti radical. Sur l’échiquier politique jurassien, la présidente du parlement est relativement novice, puisque c’est en 1995 qu’elle fera pour la première fois son apparition au parlement dans les rangs du parti socialiste. (apic/pr)
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