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(APIC) C’était il y a cinq ans. Le 2 juin 1996, à Alger, on célébrait dans la douleur et l’incompréhension les funérailles de sept moines du monastère de Tibhirine. Le Groupe islamique armé (GIA) avait revendiqué leur enlèvement puis, le 23 mai, leur brutal assassinat.
Pourquoi donc s’en prendre à ces hommes qui ont consacré de nombreuses années à vivre au milieu des Algériens, dans la prière et le silence? Le plus âgé d’entre eux, le frère Luc Dochier, 82 ans, avait passé plus de 50 ans là-bas. Comme il était médecin, il avait mis sur pied une clinique médicale fréquentée et appréciée par les gens de la région. La plus jeune des victimes, le père Christophe Lebreton, n’avait lui que 45 ans.
Leur communauté monastique, l’Ordre cistercien de la stricte observance – les Trappistes – a préparé quelques pages virtuelles afin de faire mémoire de ces sept martyrs. Il faut surtout lire le testament du prieur titulaire du monastère, Dom Christian de Chergé, lui aussi assassiné. Ce texte, rédigé un an avant sa mort, mais retrouvé plus tard, est tout simplement bouleversant. Comme si le moine pressentait les événements à venir, sa première phrase est la suivante: «S’il m’arrivait un jour – et ça pourrait être aujourd’hui – d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Eglise, ma famille, se souviennent que ma vie était donnée à Dieu et à ce pays.» (apic/fgl)
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