Canterbury, 13 juin 2001 (APIC) Les Eglises anglicanes de Grande-Bretagne et d’Irlande et les Eglises luthériennes et réformées françaises marqueront publiquement, le samedi 16 juin à Canterbury et le dimanche 1er juillet à Paris, le 1er « Accord de Reuilly ». Selon cet accord, il peut dorénavant y avoir échange de chaires entre pasteurs et prêtres anglicans de ces Eglises, ainsi qu’intercommunion.
Adopté entre 1999 et 2000 par les synodes des huit Eglises concernées, cet accord de communion ecclésiale, qui s’appelle plus précisément « Affirmation commune de Reuilly », est une déclaration commune par laquelle ces Eglises se reconnaissent mutuellement « comme appartenant à l’Eglise de Jésus-Christ, une, sainte, catholique et apostolique », et reconnaissent que, dans toutes ces Eglises « la Parole de Dieu est prêchée authentiquement et que les sacrements du baptême et de l’eucharistie sont fidèlement administrés ».
Cette déclaration commune entraîne la pleine possibilité, pour les membres de chacune des Eglises signataires, de participer à la vie ecclésiale et cultuelle des autres, et toutes ces Eglises s’y engagent à poursuivre et développer le partage d’une « vie et mission communes », à « encourager des cultes communs », y compris la célébration commune de l’Eucharistie, et à poursuivre des entretiens théologiques en vue de résoudre les problèmes subsistant encore. La différence subsistant entre la tradition anglicane et la tradition luthéro-réformée, notamment quant à certains aspects des ministères, les ministres des Eglises impliquées ne sont aujourd’hui pas encore pleinement interchangeables, comme c’est le cas entre luthériens et réformés, mais déjà la situation actuelle permet dans certaines conditions d’ »accueillir les ministres ordonnés de nos Eglises à servir dans d’autres Eglises » signataires de cet accord. (apic/cip/pr)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse