Ukraine: L’Eglise grecque-catholique espère recevoir le titre de patriarcat

Rome, 15 juin 2001 (APIC) Lors d’une conférence de presse à Rome, le 25 mai dernier, le cardinal Lubomyr Husar – archevêque majeur de Lviv – a affirmé qu’il ne renoncerait pas à obtenir le titre de patriarche de la part de Rome. L’Eglise grecque-catholique ukrainienne espère même que la venue de Jean Paul II constituera la bonne occasion pour devenir un patriarcat.

Si le cardinal Husar ne possède pas le titre de patriarche et si l’Eglise ukrainienne grecque-catholique n’est pas un patriarcat, ils possèdent cependant les mêmes caractéristiques, aussi bien juridiques que liturgiques. Pourtant, depuis des dizaines d’années, la demande d’un patriarcat se fait plus pressante et le Saint-Siège ­ qui pense que cette démarche n’irait pas dans la voie de l’oecuménisme ­ reste sur sa position. Beaucoup d’ukrainiens espèrent que la venue de Jean-Paul II en Ukraine, sera l’occasion pour lui d’annoncer la création de ce patriarcat.

Après la conférence de presse du cardinal Lubomyr Husar, des Ukrainiens présents se sont adressés à lui en disant « votre béatitude » ­ comme à un patriarche -, alors que son titre devrait plutôt être : « votre éminence ». « Beaucoup de fidèles s’adressent ainsi à moi, a-t-il alors affirméé, car c’est naturel dans notre tradition ». Mais d’autre s’adressent à lui ainsi pour exprimer clairement leur opinion sur ce sujet délicat au niveau des institutions.

Un souhait légitime

Pour Mgr Michel Hrynchyshyn, exarque apostolique des Ukrainiens de rite grec-catholique à Paris, cette demande de la part du cardinal Lubomyr Husar, « est naturelle ». « En effet, a-t-il affirmé à l’agence de presse I.Media, le patriarcat est une forme de couronne de la structure ecclésiastique ». Pour lui, « même si cela peut ressembler à un titre honorifique, c’est un point extrêmement important, à la fois pour l’image du patriarche lui même vis-à-vis de ses fidèles, mais aussi et surtout, dans se relations avec les autres Eglises, notamment orthodoxes ». « Quand on pense, a-t-il poursuivi, que les syriens-catholiques, qui sont une toute petite Eglise orientale, ont un patriarche et que l’Eglise ukrainienne grecque-catholique qui est la plus importante, numériquement, des Eglises orientales n’est pas un patriarcat, on comprend lur souhait ».

Pour le père Ken Nowakowski, porte-parole de l’Eglise ukrainienne grecque-catholique et interrogé à ce sujet par l’agence américaine CNS, « il n’y a aucune indication au Vatican, laissant croire que le pape allait faire un tel geste ».

On attend 2,5 millions de participants

A l’occasion de la visite de Jean Paul II en Ukraine, on attend, apprend-on de source ukrainienne, environ 500’000 pèlerins à Kiev, ville de 2 millions d´habitants, et environ 2 millions de pèlerins a Lviv, ville de 900’000 habitants, soit des pèlerins de toute l’Ukraine et de plus de huit nations voisines. On attend à Kiev des participants de l’Ukraine orientale, mais aussi de Russie, de Biélorussie et des Pays Baltes. A Lviv, les célébrations attireront les chrétiens d’Ukraine occidentale, de Pologne, de Slovaquie, de Hongrie, de Roumanie, ainsi que d’autres pays. (apic/imed/zn/bb)

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