Paris, 19 juin 2001 (APIC) L’ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) se porte partie civile contre le général Aussaresses. L’association engage deux procédures à son encontre : l’une pour « crime contre l’humanité », l’autre pour « apologie de crime de guerre et de torture ».
Aux yeux de l’ACAT, on ne peut lutter contre la torture sans mettre fin à l’impunité dont bénéficient les tortionnaires. Les responsables des crimes commis pendant la guerre d’Algérie sont protégés par des lois d’amnistie. Leurs exactions sont prescrites, à moins d’être qualifiées de « crime contre l’humanité » que le temps n’efface pas, explique l’ACAT. « Faire évoluer la jurisprudence, explique l’association, c’est donner à la France le droit moral d’exiger le jugement d’un Pinochet ou d’un Milosevic. »
« Comment lutter contre la torture, demande l’ACAT, sans rappeler que ces pratiques barbares ne peuvent en aucun cas trouver de justification? Même au nom de la lutte contre le terrorisme! » Pour l’organisation, dénoncer l’apologie de crime de torture, c’est « rappeler qu’il s’agit d’un crime interdit tant au regard des engagements internationaux que la France a signés qu’en référence à notre droit pénal et au règlement intérieur des armées. C’est affirmer, comme l’a fait Jacques Chirac devant la commission des droits de l’homme des Nations unies (le 30 mars à Genève), que rien n’est plus révoltant que cette volonté de dégrader et d’humilier l’homme ». (apic/cip/com/bb)
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