«La lutte pour la terre n’est pas seulement une lutte économique. C’est une lutte pour la dignité des personnes... La terre c’est plus qu’un morceau de terrain. Elle est don de Dieu, lieu du travail et de la vie....»

(Document final de la VIème Rencontre Interecclésiale des Communautés ecclésiales de base, Trindade, 1996)

Encadré

Une réforme agraire ancrée dans la Constitution

La Constitution de la République fédérative du Brésil de 1988 dispose dans son article 184 qu’il est de la compétence de l’Union d’exproprier par intérêt social, aux fins de réforme agraire, l’immeuble rural qui ne remplit pas sa fonction sociale, moyennant une juste indemnisation préalable. L’essor du Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre (MST), fondé en 1984, est impressionnant. En 1985, un an après sa création, le MST avait organisé 35 occupations de terre et mobilisait un peu plus de 10’000 familles. Aujourd’hui, présent dans 23 Etats du Brésil, le MST est appuyé par 1,5 million de personnes, dont 350’000 familles installées dans des «assentamentos» disposant d’écoles publiques et de services de santé, et 100’000 autres dans des «acampamentos» provisoires. Des centaines de paysans sans terre ont été assassinés dans cette lutte pour la dignité et la survie.

«S’il n’y avait pas la pression du mouvement social, en particulier du MST, affirme Edgar Kolling, on pourrait passer 50 ans sans que le gouvernement ne procède à aucune désappropriation de terres. Au rythme actuel de la réforme agraire du gouvernement, il faudra 183 ans pour établir l’ensemble des familles sans terre. La classe dominante, liée à la production destinée à l’exportation, n’est pas du tout intéressée au marché intérieur, alimenté à 80% par les petits propriétaires» (apic/be)

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