Allemagne: Des étudiants se solidarisent avec les opposants au nouveau serment de fidélité
(APIC) La communauté de travail des étudiants en théologie allemands (AGT) se solidarise avec la cinquantaine de prêtres de l’archidiocèse de Fribourg-en-Brisgau qui s’élèvent contre le serment de fidélité introduit par Rome. Ils craignent pour la relève de la science théologique.
Compléter la profession de foi et introduire un serment de fidélité dévalorise le rôle de la conscience et met sous tutelle ceux qui annoncent l’Evangile au nom de l’Eglise catholique, a expliqué le groupement des futurs théologiens mercredi à Munich. Au lieu de privilégier une transmission critique de la foi, Rome demande une obéissance aveugle de la part des prêtres, agents pastoraux et enseignants en théologie.
Les étudiants en théologie estiment que cette extension de la promesse donne une image négative de la théologie et de l’Eglise. Ils craignent qu’elle ait un effet repoussoir et que la relève des théologiens ne soit plus assurée.
La Conférence des évêques allemands a rechigné jusqu’au début de l’année 2000 à publier la traduction officielle des trois compléments à la profession de foi des prêtres, utilisant l’ancienne formule de 1967. Jusque là, seuls les évêques étaient liés àà un serment particulier. Aujourd’hui, les vicaires généraux, les candidats au sacerdoce, les enseignants et les enseignantes en théologie doivent être également spécialement assermentés.
Des devoirs élevés à la dimension religieuse
Au mois d’août dernier, l’archevêque Oskar Saier a institué la profession de foi et le serment de fidélité. En février 2001, une cinquantaine de prêtres ont signé pour protester contre cette obligation. Quatre d’entre eux ont retiré leur paraphe dans l’intervalle. Le journaliste Guido Horst a rapporté dans le quotidien « Deutsche Tagespost » que la curie romaine avait exposé elle-même une traduction allemande dans la salle de presse du Vatican pour que le serment soit également garanti au sein de l’Eglise d’Allemagne.
Celui qui prononce la nouvelle formule s’engage dans une démarche religieuse à accomplir les devoirs liés à son service en se conformant à la doctrine concernant la foi et la morale ainsi qu’à l’ensemble des dispositions juridiques. Le serment élève les devoirs qui dovent être assumés dans la dimension religieuse. L’amalgame entre profession de foi et serment de fidélité vise empêcher toute déviation des prescriptions de la hiérarchie en matière de doctrine et de discipline. (apic/kna/mjp)
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