Cameroun: L’ACAT dénonce les menaces du gouvernement

Douala, 2 mai 2001 (APIC) La section camerounaise de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) vient de réagir à «la réaction violente» du ministre de la Communication, Jacques Fame Ndongo, à sa proposition de recourir à un tribunal international pour statuer sur les exactions du commandement opérationnel.

L’antenne du Littoral de l’ACAT Cameroun souligne la responsabilité du président de la république et dénonce les intimidations de l’exécutif camerounais. Elle réfute la tentative du ministre de disculper le chef de l’Etat. Celui-ci, affirme l’ACAT, «n’a décidé la suppression du Commandement opérationnel qu’en réponse à la pression internationale, après le coup de Bépanda (9 jeunes gens disparus, probablement exécutés)». Les archives de cet organe gouvernemental de répression ont été détruites.

L’ACAT constate que le porte-parole du gouvernement «n’a pas trouvé de réplique à sa démonstration prouvant l’incompétence du Tribunal militaire proposé pour juger l’affaire», ceci «quand bien même le chef de l’Etat se déroberait devant sa responsabilité en visant quelques boucs émissaires».

L’organisation chrétienne invite le ministre de la Communication, journaliste de métier, à respecter l’article 19 de la Déclaration des droits de l’homme qui reconnaît entre autres le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de répandre des informations sans considération de frontières nationales. (apic/cip/pr)

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