Rome: Pour son porte parole, le pape insistera sur ce qui unit catholiques et orthodoxes
Rome, 2 mai 2001 (APIC) Dans une interview télévisée en Grèce le 2 mai et rapportée fait rare – dans le bulletin de la salle de presse du Saint-Siège, le porte parole du Saint-Siège, Joaquin Navarro-Valls affirme que le pape insistera sur ce qui unit l’Eglise orthodoxe grecque et l’Eglise catholique. « Il sera temps ensuite de discuter des problèmes », a-t-il poursuivi.
« J’ai lu moi aussi, a affirmé Joaquin Navarro-Valls, les déclarations de l’archevêque catholique d’Athènes, Mgr Foscolos, qui voudrait que la minorité catholique soit plus reconnue et moins discriminée ». « Mais, a-t-il poursuivi, ce qu’il faut souligner, c’est que le pape va en Grèce, principalement inspiré par ce qui unit les Eglises, sans pourtant renier la complexité des problèmes ».
« Le fait que Jean Paul II et Sa Béatitude Christodoulos puissent se retrouver à trois reprises dans le programme, et surtout lisent ensemble le texte de saint Paul à l’Aréopage, constitue déjà en soi un événement historique. Cela a été relevé par l’opinion publique internationale, pas seulement par le monde chrétien », a souligné le porte parole du Saint-Siège. Pour lui, « ce voyage ne sera pas une occasion pour arriver à de grands accords, mais les gestes ont quelquefois une signification capable de se substituer à beaucoup d’incompréhensions ».
Aller en Grèce sans penser à la Russie
Joaquin Navarro-Valls a ensuite tenu à souligner la valeur de ce voyage qui ne serait pas lié à une éventuelle visite de Jean Paul II en Russie. « Aller en Grèce en pensant à la Russie, a-t-il en effet affirmé, serait comme dire que la Grèce ne compte pas et ne m’intéresse pas. Et cela est complètement absent de la pensée du pape ».
Le porte parole du Vatican a enfin rappelé qu’en tant qu’archevêque, Karol Wojtyla, avait visité la Grèce, « ce qui est inévitable dans le parcours d’un intellectuel, au vu de tous ce que la culture grecque a apporté à l’Europe et au monde ». Il a précisé que le pape connaît en profondeur, « non seulement la philosophie grecque, mais aussi la littérature, la poésie, le théâtre classique grec, tout autant qu’il connaît et qu’il aime les îles, la mer et le soleil qui sont, d’une certaine manière, présents dans la structure de la pensée classique ». (apic/imed/bb)
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