Encadré
«Le passage des ténèbres à la lumière nous est donné à travers toutes les vicissitudes de l’existence. Même si on y croit pas, on n’y coupe pas en lisant le texte biblique», dit le Père Jean-Bernard Livio, dans son commentaire de l’Apocalypse.
La théologie de l’école johannique, est certes perçue comme dualiste : le jeu du noir et du blanc. : c’est le passage des ténèbres à la lumière, et toujours dans ce sens. Or cette dualité n’est pas entre le mal et le bien, elle n’est pas morale. Les ténèbres ne sont pas le mal. Dans la superbe mise en scène de Pierre-Alexandre Jauffret, le mal était représenté par la couleur rouge. Le mal peut s’infiltrer partout, prendre la forme menaçante d’une pyramide ou d’une cité, dans le texte de l’Apocalypse : Babylone.
Mais il peut revêtir aussi les formes envoûtantes de la prostituée. Montrant que même ce qu’il y a de plus beau – la Femme, dans l’acte créateur – peut être corrompue. Les plus belles réalités peuvent être perverties, «magouillées», poursuit le Père Jean-Bernard Livio. L’argent aussi est mis en cause dans l’Apocalypse: il offre à la fois la possibilité de réaliser de grandes choses, mais peut devenir occasion de tous les compromis. (apic/mjp)
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