Travaux sous l’Esplanade des Mosquées déclarés «illégaux»
Jérusalem, 8 mai 2001 (APIC) Le gouvernement israélien a annoncé mardi qu’il allait faire pression sur les responsables des «Waqfs», chargés d’administrer les biens islamiques sur l’Esplanade des Mosquées de Jérusalem, ainsi que sur le Mouvement Islamique israélien. C’est ce dernier qui finance une bonne partie des travaux de restauration – considérés comme «illégaux» – sur ce que les juifs appellent le «Mont du Temple». Sharon pourrait également en limiter l’accès aux fidèles musulmans.
Sharon a toutefois refusé de faire occuper le lieu saint islamique pour y assurer une présence juive permanente. Il se propose par contre, si les autorités musulmanes refusent son offre de «dialogue», de limiter le nombre des fidèles lors de la prière du vendredi, révèle mardi la presse israélienne. Le chef du gouvernement israélien pourrait également forcer les «Waqfs» d’autoriser les fidèles d’autres religions à visiter le «Mont du Temple», interdit aux non musulmans depuis le début de l’»Intifada Al-Aqsa».
Limiter le nombre des fidèles autorisés à prier sur l’Esplanade des Mosquées
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon, malgré la pression de groupes extrémistes juifs et des ultras de son propre gouvernement, a rejeté la demande de faire occuper l’Esplanade des Mosquées par la police pour assurer une présence juive permanente sur le lieu saint musulman. Mais il a précisé que la police devait faire tout ce qui est en son pouvoir pour protéger les fidèles qui vont prier au Mur occidental, le Mur des lamentations.
C’est la visite provocatrice de Sharon sur l’Esplanade des Mosquées – le Mont du Temple pour les juifs – qui est l’une des causes de la reprise des violences israélo-palestiniennes en septembre dernier et qui a déjà coûté la vie à plus d’un demi millier de personnes, essentiellement des Palestiniens.
Sharon a également donné l’ordre à la police d’empêcher l’acheminement sur l’Esplanade des Mosquées de matériel de construction et d’équipements lourds. Des groupes juifs ultras affirment que les responsables des «Waqfs» chargés de gérer le «Haram al-Sharif» (Noble sanctuaire) mènent des travaux de construction et de restauration illégaux «incluant une destruction délibérée d’objets archéologiques» appartenant au temple de Jérusalem. (apic/haar/be)
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