A Athènes, le pape a abattu « le mur de Berlin »
Rome, 9 mai 2001 (APIC) Malgré son passage controversé en Grèce, le cardinal syrien Moussa Daoud estime que la visite du pape à Athènes et à Damas a été « un grand succès ». Le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales affirme que Jean Paul II a ouvert une « nouvelle page » dans l’histoire des rapports des catholiques avec les orthodoxes, avec les musulmans et aussi avec les catholiques de rite oriental.
« Patience ! », répond le cardinal Daoud interrogé par le quotidien italien l’ »Avvenire » du 9 mai 2001sur le dialogue avec les orthodoxes en Grèce, alors que le pape conclut le 9 mai 2001 son pèlerinage en Grèce, en Syrie et à Malte. « Dans tous les cas je suis très content de la visite de Jean Paul II à Athènes, car il a commencé à abattre un mur comme celui de Berlin », affirme-t-il.
Dialogue positif avec les musulmans
Le pape a également « affronté de manière positive » le dialogue avec les musulmans, lors de son passage dans la mosquée des Omeyyades de Damas en Syrie, continue le cardinal Daoud. « Il a su mettre l’accent sur la nécessité d’éduquer les jeunes à une vision non fanatique et non violente de leur propre identité religieuse », explique-t-il, précisant que Jean Paul II « n’a pas voulu entrer dans les considérations politiques, mais affirmer des principes qui provoquent actuellement des réactions très diverses au Moyen-Orient ».
Le voyage de Jean Paul II a enfin été un « beau défi » pour les catholiques de rite oriental, conclut le cardinal syrien-catholique, parlant de « rapport décisif » avec les catholiques de rite latin « pour qui nous étions encore une réalité presque inconnue ». « Pour cela aussi, ajoute-t-il, je suis plein de reconnaissance envers Jean Paul II ». (apic/imed/bb)
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