Rome: Réactions du cardinal Camillo Ruini, après les élections italiennes du 13 mai
Rome, 14 mai 2001 (APIC) Le cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence épiscopale italienne, a brièvement commenté les élections italiennes de dimanche lors de son discours d’ouverture de l’Assemblée générale de la Conférence épiscopale qui se tiendra à Rome du 14 au 18 mai. Le cardinal Ruini critique et constate les carences dans l’organisation du scrutin.
« Il est encore trop tôt pour une évaluation pondérée et ce n’est pas notre rôle d’exprimer un jugement sur les résultats », a déclaré le cardinal Camillo Ruini en fin d’après-midi du 14 mai, alors que la victoire de la droite, menée par Silvio Berlusconi est quasiment assurée. « Les polémiques qui ont caractérisé la campagne électorale ne doivent pas conduire les citoyens à douter de la légitimité et de la démocratie de nos institutions », a-t-il estimé.
Pour le président de la Conférence épiscopale italienne, le déroulement de la campagne électorale, « qui s’est prolongée durant de longs mois » et qui a été le « théâtre d’affrontements », aura des conséquences « inévitablement non positives pour la vie politique et le bon fonctionnement des institutions » en Italie. « Il est très désagréable, a-t-il ajouté, que par des carences et des improvisations dans l’organisation, l’exercice du vote ait été pénible et, dans certains cas, problématique pour beaucoup de citoyens ». Il a ainsi fait allusion aux deux heures de queue que certains citoyens ont dû affronter pour entrer dans l’urne le 13 mai.
Après ces considérations sur la préparation et le déroulement des élections, le cardinal Camillo Ruini a tenu à souhaiter pour son pays – qui a connu plus de cinquante gouvernements depuis la fin de la seconde guerre mondiale – « une période convenable de stabilité, ce qui pourra faire sortir l’Italie d’une déjà trop longue phase de transition qui a caractérisé la dernière décennie ». Il s’est particulièrement adressé aux catholiques engagés en politique et qui sont « appelés à oeuvrer sur la base d’une adhésion convaincue à tout l’enseignement social de l’Eglise, sans faire de sélections ».
Pour sa part, « l’Osservatore Romano » en date du 15 mai, reconnaît que jamais autant d’électeurs ne sont allés votés depuis 1946. Il titre: « Les élections, une bataille électorale déchirante qui culmine au cours d’un vote avec d’absurdes files et de graves désagréments ». (apic/imed/pr)
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