Bruxelles: Intervention de Mgr Diarmuid à la conférence des pays en voie de développement
Rome, 18 mai 2001 (APIC) Le nombre des pays où les habitants vivent dans une grande pauvreté est en augmentation. Ce qui montre que, malgré les potentialités de progrès, la mondialisation n’a pas été bénéfique. Mgr Diarmuid Martin, observateur permanent du Saint-Siège à L’ONU estime qu’il faut savoir remettre en question les politiques de développement qui n’ont visiblement pas portées de fruits.
Au cours d’une intervention à Bruxelles, Mgr Martin, Obsvervateur, chef de la délégation à la troisième conférence des Nations Unis sur les pays en voie de développement qui se déroule à Bruxelles du 14 au 20 mai, n’a pas mâché. Pour Mgr Diarmuid Martin, l’objectif de cette conférence ne «doit pas être d’énumérer à nouveau des défis où des stratégies dépassées», mais «d’écouter les pays les moins développés, d’être plus sensibles à leur culture et à leurs expériences locales».
Ces pays, a affirmé Mgr Diarmuid Martin, sont encouragés à ouvrir leurs marchés, mais leurs productions se trouvent toujours bloquées par les barrières protectionnistes. Pour le chef de la délégation du Saint-Siège, on les incite à revoir leur système, à prendre en charge leur propre développement pour une réduction de la pauvreté, mais l’assistance technique et la formation humaine offerte pour effectuer ce travail est symbolique.
«Nous devons identifier et développer ce qui est faisable», a-t-il lancé, en précisant que tous doivent remettre en question leur travail et mesurer l’efficacité de ce qui a déjà été fait. Mgr Diarmuid Martin a ensuite appelé les participants à une plus grande attention et à une plus grande écoute des communautés locales afin de leur permettre d’investir dans leurs propres entreprises et de leur donner des racines afin qu’elles portent des fruits pour le marché et pour l’emploi.
Mgr Diarmuid Martin a enfin insisté sur «l’importance de la communauté humaine comme outil de développement, à commencer par celle de la famille». Pour lui, «un bon gouvernement», condition de base du développement, «ne peut s’établir si l’on ne fait que promulguer des lois ou des décrets. Il doit se construire en lien avec la personne et les communautés. Nous devons créer un monde où l’on considère la solidarité comme le pilier essentiel et naturel de toute politique de développement». (apic/imed/pr)
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