Bienne, 20 mai 2001 (APIC) Gaby Noirat sera ordonné diacre par Mgr Martin Gächter, évêque auxiliaire du diocèse de Bâle, en l’église St-Nicolas de Flüe à Bienne dimanche 27 mai.
Gaby Noirat est marié, père de famille. Il est aussi président du secteur francophone de Bienne. Le futur diacre travaille depuis 27 ans au service de l’Eglise, à Bienne. «Dans le cadre de l’orientation professionnelle il y trente ans, personne ne parlait de théologiens laïcs, encore moins de diacres ! Alors je me suis lancé dans l’animation de jeunesse et j’ai connu de très belles années avec les jeunes au ’Chemin de Sion’. Puis j’ai obtenu un diplôme de catéchiste à Fribourg», raconte l’intéressé.
Le 1er août 2000, Gaby Noirat a commencé son stage d’une année au sein de l’équipe pastorale de Bienne, à temps partiel (40 %). Gaby Noirat aurait pu s’engager ainsi ultérieurement à plein temps dans la pastorale en tant qu’assistant pastoral, il a choisi le ministère sacramentel.
Belgique: Un «Synode du Peuple de Dieu» se réunira en octobre
Sept objectifs déjà fixés en vue du prochain Consistoire
Bruxelles, 20 mai 2001 (APIC) Des mouvements catholiques de réforme du monde entier préparent un «Synode du Peuple de Dieu» pour répondre au Synode des évêques qui se tiendra à Rome en octobre 2001.
A la veille du Consistoire extraordinaire convoqué par Jean Paul II du 21 au 24 mai 2001, les responsables de ces mouvements précisent par les questions qu’ils voudraient voir traiter à cette occasion. Un «Synode du Peuple de Dieu» accompagnera «dans l’ombre» le Synode des évêques d’octobre, qui examinera le rôle et la mission de l’évêque, «une position clé dans la gouvernance de l’Eglise et qui a des répercussions sur l’ensemble de ses membres», relèvent-ils.
Le consistoire qui siégera du 21 au 24 mai ayant à son programme la préparation de ce synode, ils soumettent aux cardinaux une liste de sept objectifs. «Un besoin urgent se fait sentir d’un renouveau des relations entre l’Eglise universelle et les Eglises locales, d’une réforme de la curie romaine assortie d’un renforcement du synode des évêques», expliquent ces mouvements dans un communiqué publié en fin de semaine à Bruxelles.
Plus de 200 groupes et réseaux du monde entier ont déjà donné leur aval à ce synode convoqué par le «Réseau Européen Eglise de Liberté» (20 groupes de 11 pays) et par le Mouvement International «Nous Sommes Eglise». Les catholiques engagés en faveur de la réforme de l’Eglise attendent du consistoire «des propositions qui non seulement prennent en compte la pensée théologique la plus récente mais qui soient également acceptables pour les Eglises protestantes et orthodoxes». Même le ministère du pape doit être discuté, comme le demande le pape lui-même dans l’encyclique «Ut Unum Sint» (1995).
Sept objectifs pour le consistoire extraordinaire
Les groupes concernés souhaitent que le consistoire traite en particulier les questions suivantes: La relation entre l’Eglise universelle et les Eglises locales, afin de clarifier les compétences des Eglises locales, car «c’est en celles-ci et à partir de celle-ci qu’existe l’unique Eglise catholique… L’Eglise catholique n’est pas une super-Eglise et les Eglises locales ne sont pas des provinces de l’Eglise universelle…»; la collégialité du ministère des évêques: «Ce n’est pas l’évêque de Rome tout seul mais l’ensemble des évêques qui portent la responsabilité de la mission apostolique»; les Conférences épiscopales: élargissement substantiel de leurs compétences et, au besoin, «nomination de patriarches nouveaux comme métropolites régionaux ou continentaux…»; l’élection des évêques (participation garantie de l’Eglise locale à la nomination de son évêque; la réforme de la curie romaine et le renforcement du Synode des évêques: «Une réforme fondamentale de la bureaucratie papale s’impose, car la réforme de 1988 est restée sans effets tangibles. (…). Même les synodes des évêques (…) sont sans efficacité pour réduire le pouvoir de la curie romaine…»; restauration de la majorité de deux tiers des votes des cardinaux électeurs du pape. Règle qui existait depuis 1179 et a qui été abolie en 1996 au profit d’une simple majorité après trois scrutins sans résultat, «ce qui introduit le danger de l’élection d’un pape sans le support suffisant pour l’exercice des responsabilités lourdes qui lui incombent; liberté théologique: «Nombreux sont ceux et celles qui souhaiteraient vivre un climat de débat théologique plus ouvert, tel qu’il a pu être connu pendant le Concile Vatican II…» (apic/cip/pr)
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