« L’embryon est un être humain dès sa conception »
Ottawa, 25 mai 2001 (APIC) L’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF), issu de la Conférence des évêques canadiens, a diffusé une prise de position sur la recherche dans le domaine des cellules souches humaines, signée de Mgr Bertrand Blanchet, archevêque de Rimouski. Il souligne notamment que l’embryons est un être humain dès sa conception et qu’il ne peut être utilisé à des fins de recherche.
« Dans un esprit de collaboration et de profond respect envers l’énorme capacité de la science, à venir en aide à l’humanité, dit l’OCVF dans un communiqué diffusé le 23 mai, nous acceptons l’invitation des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) à commenter le document de travail « Recherche sur les cellules souches humaines. »
« Nous appuyons fortement la recommandation voulant qu’on ne puisse créer des embryons dans le but d’obtenir des lignées de cellules souches », dit en particulier l’OCVF. L’organisation catholique fait sienne la recommandation de l’IRSC imposant un moratoire sur le financement de différentes activités.
L’organisation, qui cite aussi onze sujets d’inquiétudes, souligne que « l’enjeu dont il est ici question dépend avant tout du statut moral de l’embryon ». « Nous sommes d’avis, appuyés en cela par l’opinion de scientifiques et d’autres professionnels, que, dès la conception, il s’agit d’un être humain. », soutient l’OCVF. De ce point de vue, il jouit « d’un plein statut moral et d’un droit inaliénable à la vie ». Il est moralement inacceptable d’utiliser des embryons humains à des fins de recherche, souligne le communiqué.
L’organisme catholique canadien prend ses distances par rapport à ceux qui « considèrent qu’un embryon humain aux stades précoces de son développement n’est qu’une agglomération de cellules ayant un statut moral égal à celui de toutes les autres cellules de l’organisme ». Il ne reconnaît pas non plus, la position « mitoyenne », qui reconnaît à l’embryon humain un statut moral particulier en raison de sa capacité de produire un être humain, mais sans lui adjuger le même statut moral qu’une personne. De ce point de vue, il ne jouit pas d’un droit absolu à la vie.
Pas d’embryons surnuméraires
L’OCVF dénonce par ailleurs la pratique qui consiste à produire plus que le nombre d’embryons requis pour implantation chez la femme, ce qui a pour résultat la destruction de ces embryons. « Il y a environ cinq ans en Angleterre, on a appris à l’étonnement général que 3300 embryons de rechange, qui n’étaient plus en demande, ont été détruits. Quel paradoxe de voir des embryons créés pour aider à la reproduction mis de côté avec autant de désinvolture. Comment peut-on créer la vie pour ensuite la détruire? », souligne le communiqué. (apic/zn/bb)
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