Colombo, 25 mai 2001 (APIC) La Congrégation pour la Doctrine de la Foi devrait s’inspirer de la demande de pardon faite par le pape durant le Jubilé, afin de racheter sa conduite vis-à-vis des théologiens mis en examen. C’est ce qu’écrit le Père Tissa Balasuriya, fondateur du « Centre pour la Société et la Religion » de Colombo (Sri Lanka) dans un commentaire consacré à l’affaire du Jésuite Jacques Dupuis.
Le Père Balasuriya, un Oblat de Marie-Immaculée, a été lui aussi mis en examen par le dicastère dirigé par le cardinal Ratzinger en 1994, excommunié à cause de ses thèses en janvier 1996, puis réintégré après avoir apposé sa signature au bas de la profession de foi de Paul VI en janvier 1998. A propos du débat sur les thèses de Jacques Dupuis, dont le livre sur le pluralisme religieux a été censuré en février, et du rôle joué par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le Père Balasuriya remarque que le théologien n’est pas un chercheur qui s’aventure dans un domaine inexploré, comme ses détracteurs voudraient le faire croire, mais « plutôt un disciple de Jésus et de son Evangile, un membre loyal de l’Eglise qui veut affranchir la mission chrétienne de plusieurs siècles d’intolérance et même de l’alliance explicite ou du compromis tacite avec le colonialisme et ses péchés ».
Les Eglises d’Asie sont à la recherche d’une théologie, d’une spiritualité et d’une présentation de la mission chrétienne qui permette de reconnaître d’une façon adéquate la présence du spirituel et du divin dans les autres religions et chez les sujets des autres religions « , poursuit le théologien srilankais. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi « peut encourager cette recherche », et elle « peut établir de façon significative un dialogue plus compréhensif avec les théologiens qui, en Asie, contribuent au service de la mission chrétienne à notre époque ». (apic/cip/vd/bb)
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