Refinancement «incontournable»
Bruxelles, 30 mai 2001 (APIC) Les principaux responsables de l’Enseignement Catholique en Belgique francophone ont pris position, lundi 28 mai, en faveur des accords politiques qui font actuellement l’objet de difficiles négociations en vue d’un refinancement de la Communauté française du pays.
La prise de position de l’Enseignement Catholique intervient à deux jours des votes attendus au Sénat et à la Chambre, les 30 et 31 mai, sur les Accords préparés par le gouvernement fédéral, en concertation avec les gouvernements communautaires et régionaux, qui répartissent différents moyens et compétences entre le Nord et le Sud du pays.
Les accords dits de la Saint-Perlette, conclus à la mi-octobre 2000, ont défini le nouveau cadre de la négociation. Il s’agit à présent d’en voter la concrétisation, coulée depuis le 23 janvier dernier dans les Accords dits de la Saint-Polycarpe. Ceux-ci sont aussi désignés sous les noms de Lambermont ou Lambermont bis, en écho au siège de la résidence du Premier ministre Guy Verhostadt. Ils définissent de nouveaux moyens pour les grandes Communautés du pays, dont la Communauté française (ce que souhaitait fortement la majorité politique actuelle au Sud du pays), en contrepartie d’une autonomie fiscale et d’un transfert d’impôts reconnus aux régions. Les mêmes Accords font aussi passer du niveau national au niveau régional une série de compétences concernant les lois communales et provinciales, ainsi que les matières relevant de la coopération, de l’agriculture et du commerce extérieur.
Pour le Secrétariat général de l’Enseignement Catholique (SeGEC) et pour les Fédérations qui le composent, les Accords de la Saint-Polycarpe ou du Lambermont bis sont de «la plus grande importance» pour le refinancement de l’enseignement, qui absorbe les trois quarts du budget de la Communauté française. «Faute de refinancement, écrit le chanoine Armand Beauduin, directeur général du SeGEC, l’enseignement, dans son ensemble, sera entraîné dans une crise majeure et dans un conflit social qui affecteront immanquablement l’encadrement, les conditions de travail, la confiance des personnels dans leur missions, la confiance des élèves dans l’école et donc la qualité de l’enseignement. Nous ne pouvons pas nous permettre ce scénario catastrophe», insistent les responsables de l’Enseignement Catholique.
Le SeGEC considère qu’il est de la responsabilité de tous les partis de la majorité et de l’opposition de faire en sorte qu’une des grandes fonctions de l’Etat, la fonction éducative, soit honorée et dispose des moyens adéquats à ses missions. Cette insistance intervient au lendemain d’une nouvelle expression des hésitations d’une partie des francophones face au vote des Accords en discussion. L’hésitation divise les rangs du front bruxellois du parti FDF qui soutient pourtant la coalition majoritaire et elle se maintient dans les rangs sociaux-chrétiens du PSC, aujourd’hui dans l’opposition. (apic/cip/pr)
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