Bogotá, 18 avril 2001 (APIC) Le Haut commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme, Mary Robinson, a qualifié d’»alarmante» l’existence de relations entre les groupes paramilitaires colombiens et des représentants des forces de sécurité nationales.
Dans son rapport sur la Colombie, présenté mardi à Genève à la Commission onusienne pour les droits de l’Homme, Mary Robinson a affirmé que les violations étaient «massives et systématiques» en Colombie, et qu’elle étaient la plupart du temps perpétrées par les paramilitaires.
Le Haut commissaire a fait remarquer la détérioration du conflit interne, arrivé à tel point que «les combattants ne respectent même pas les préceptes humanitaires fondamentaux», comme l’interdiction de tuer les adversaires blessés ou les civils étrangers aux affrontements.
Cette situation, a indiqué Mary Robinson, est due en grande partie aux lacunes du gouvernement, coupable de ne pas agir comme il le faut pour stopper la violence paramilitaire.
Dans le même temps. a-t-elle ajouté, les recommandations au sujet de la protection des droits humains adressées aux autorités de Bogotá n’ont pas assez été appliquées et elles l’ont été de façon discontinue. Dans un tel scénario, a conclu Mary Robinson, le nombre d’homicides, d’exécutions arbitraires, de disparitions et d’exactions aux dépends de la population civile ne cesse de croître. (apic/cc/pr)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse