Rome: Jean Paul II béatifiera un évêque, un laïc et trois religieuses ce dimanche
Rome, 24 avril 2001 (APIC) Jean-Paul II béatifiera le 29 avril 2001 au Vatican un évêque espagnol, connu sous le nom >, un laïc portoricain et trois religieuses fondatrices d’ordres, une Canadienne et deux Italiennes. Un miracle a été reconnu à l’intercession de chacun de ces >, faisant aboutir la cause de leur béatification.
Mgr Manuel Gonzalez Garcia – 1877-1940 – est originaire de Séville, en Espagne. Après avoir fondé, en 1910, . Particulièrement engagé auprès des pauvres, il s’est manifesté pour les droits de l’Eglise espagnole, dans les années 30, alors qu’il était évêque de Malaga, ce qui lui a valu d’être écarté de son diocèse, avant de mourir à Palencia, le 4 janvier 1940.
Carlos Manuel Cecilio Rodriguez Santiago – 1918-1963 – est quant à lui originaire de Porto Rico. La particularité de sa cause est qu’elle a été portée par des laïcs. Originaire d’une famille nombreuse catholique – il a un frère abbé bénédictin et une sœur carmélite, toujours en vie -, le futur bienheureux a été marqué toute sa vie par une grande peur. Lorsqu’il avait 9 ans, il a sauvé son cousin âgé d’un an qu’un chien loup avait emporté. Il souffrira de dysenterie suite à cet incident. Son cousin, aujourd’hui âgé de 70 ans, est toujours en vie. Malgré cette grande souffrance physique, Carlos Manuel s’est consacré à l’apostolat des étudiants, qui ont justement lancé sa cause de béatification. Plus de 2’000 fidèles portoricains sont attendus le 29 avril pour sa béatification. Le décret affirmant ses vertus héroïques a été promulgué par Jean-Paul II le 7 juillet 1997.
Education des enfants des campagnes
Le pape béatifiera également Marie-Anne Blondin 1809-1890 , originaire de Terrebonne, au Québec, le 29 avril prochain. Appelée Esther Sureau-Blondin dans le siècle, elle s’est particulièrement consacrée, durant sa vie, à la formation des jeunes. Analphabète à 22 ans, elle s’inscrit au couvent de son village pour y apprendre à lire et à écrire. Touchée par la pauvreté intellectuelle de la jeunesse rurale, elle demande à son évêque, en 1948, l’autorisation de fonder une congrégation religieuse « pour l’éducation des enfants pauvres des campagnes dans des écoles mixtes ».
Elle s’appellera la congrégation des sœurs de sainte Anne. Déposée de son poste de supérieure de la congrégation, suite à un conflit entre l’aumônier et Marie-Anne Blondin – cette dernière dénonçant une ingérence de la part du père Maréchal dans la vie interne de la communauté -, elle est affectée aux petits travaux du couvent pendant 36 ans, laissant un témoignage d’une vie d’obéissance, d’humilité et de charité exemplaires. Elle meurt le 2 janvier 1890 à Lachine, après avoir demandé pardon à l’aumônier de la congrégation qu’elle avait fondée. Jean-Paul II a promulgué un décret sur ses vertus le 14 mai 1991, et un miracle avait été reconnu le 28 juin 1999. Les sœurs de sainte Anne sont aujourd’hui présentes au Canada, aux Etats-Unis, en Haïti, au Chili et au Cameroun.
Les deux autres futures bienheureuses sont italiennes, Caterina Volpicelli et Caterina Cittadini. Originaire de Naples, Caterina Volpicelli – 1839-1894 – est entrée à l’âge de 20 ans au couvent. Malade, elle a dû en sortir quelques années plus tard, pour fonder en 1874 l’institut des servantes du Sacré Coeur, qui compte aujourd’hui plusieurs centaines de religieuses en Italie et dans le monde. Leur vocation propre est l’évangélisation et l’étude de la théologie. Elle est morte à l’âge de 56 ans, le 28 décembre 1894.
Caterina Cittadini – 1801-1857 -, enfin, originaire de Bergame, a fondé la communauté des soeurs ursulines de Somasca – du nom du village où la communauté a été fondée -, avec pour principale mission, l’éducation sociale et culturelle. Son désir était de collaborer avec les laïcs à la vie de l’Eglise locale. Le statut définitif de cette petite communauté a été approuvé après la mort de Caterina Cittadini, survenue le 5 mai 1857. (apic/imed/mjp)
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