Une centaine d’experts présents à cette 7e session

Rome: Assemblée générale de l’Académie pour la vie

Rome, 2 mars 2001 (APIC) Le trafic d’organes, la prostitution, l’avortement, l’euthanasie ou encore les génocides sont autant de conséquences de la négation du sens de Dieu en l’homme, a déclaré Mgr Elio Sgreccia, vice-président de l’Académie pontificale pour la vie, en ouvrant le 1er mars la 7ème assemblée générale de l’Académie. La session se déroulera jusqu’au 4 mars sur le lien entre l’esprit et le corps.

Une centaine d’experts du monde entier participent à cette rencontre. Cette année, l’objectif de l’assemblée n’est pas «de tracer les limites des frontières morales des problèmes de bioéthiques», mais d’étudier les fondements de l’homme afin «d’élaborer une proposition positive des éléments théoriques et pratiques nécessaires à la diffusion d’une nouvelle mentalité culturelle».

Pour Mgr Sgreccia, la négation de Dieu «conduit inévitablement l’homme à être réduit à un simple complexe d’organes utilisé pour les seuls critères de l’efficacité et du plaisir». Considérer la réalité humaine seulement dans un but matériel conduit, d’un côté, à réduire l’homme à l’état d’objet, expériences sur embryons humains, trafic d’organes, a expliqué le vice-président de l’Académie, ou mène à sa suppression, avortement, euthanasie, génocide. De l’autre côté, a-t-il continué, on arrive à une «glorification» du corps dans sa dimension extérieure pour arriver à «une impression de beauté qui n’est qu’apparences». Dans ce cas «d’obsession», prenant l’exemple du «body building», on constate généralement une profonde frustration de la part des personnes, a-t-il expliqué.

Les dérives de la loi naturelle

Mais une conséquence encore plus grave, selon Mgr Sgreccia, parce qu’elle est à la base des précédentes «dérives», est «la destitution du corps humain aux questions de la loi naturelle». «En séparant l’esprit et le corps, on met l’homme au même rang que l’animal et on arrive ainsi inévitablement à une défaite éthique», a-t-il déclaré.

Dans la matinée du 1ermars, plusieurs intervenants avaient déjà pris la parole, confrontant des points de vue biblique, théologique, philosophique et anthropologique. Les interventions doivent se succéder jusqu’au 4 mars. Les participants devraient par ailleurs être reçu en audience par Jean Paul II, dans la matinée du 3 mars. (apic/imd/om/pr)

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